Trump repousse d’un an la hausse des droits de douane sur les meubles et cuisines importés
Trump repousse d’un an la hausse des droits de douane sur les meubles et cuisines importés

Le président Donald Trump a signé à la veille du Nouvel An une proclamation repoussant d’un an l’augmentation prévue des droits de douane sur les meubles rembourrés, les armoires de cuisine et les meubles de salle de bain importés. La décision intervient alors que des discussions commerciales sont toujours en cours.

Le texte maintient en revanche le tarif de 25 % instauré en septembre dernier sur ces produits, tout en gelant jusqu’à fin 2026 une hausse qui devait porter les droits à 30 % pour les meubles rembourrés et à 50 % pour les armoires et vanités de cuisine à compter du 1er janvier.

Un signal d’apaisement dans la guerre commerciale

La Maison Blanche justifie ce report par la nécessité de laisser du temps aux négociations. Donald Trump défend depuis des mois ces taxes comme un moyen de renforcer l’industrie américaine et de protéger la sécurité nationale, dans le cadre d’une politique commerciale plus agressive visant à réduire les déséquilibres avec l’étranger.

Ce nouveau délai illustre toutefois l’imprévisibilité de la stratégie tarifaire du président, marquée par des annonces soudaines suivies de reculs partiels. Depuis son retour au pouvoir, les entreprises et partenaires commerciaux ont dû composer avec une succession de menaces, de reports et d’ajustements.

Dans le même esprit, l’administration américaine a également laissé entendre qu’elle pourrait revenir sur un projet de droits de douane très élevés sur les pâtes italiennes. Un taux pouvant atteindre 107 % avait été envisagé après l’ouverture d’une procédure antidumping par le département du Commerce.

Mercredi, ce dernier a finalement indiqué que les droits envisagés seraient ramenés entre 2,26 % et 13,89 %, après une nouvelle évaluation. La décision finale est attendue pour le mois de mars.

Les organisations professionnelles italiennes ont salué ce revirement, estimant que les tarifs initiaux auraient lourdement pénalisé les consommateurs américains et favorisé les produits d’imitation. En 2024, les exportations de pâtes italiennes vers les États Unis représentaient près de 670 millions d’euros, un marché que Rome entend préserver dans un climat commercial toujours incertain.

Partager