Le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping se sont rencontrés mercredi à Busan, en Corée du Sud, en marge du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC). Cette rencontre très attendue a marqué une nouvelle étape dans les relations commerciales entre les deux plus grandes puissances économiques du monde, après des mois de tensions et de négociations difficiles.
À l’issue de l’entretien, Donald Trump a annoncé une série d’accords économiques destinés à apaiser les échanges bilatéraux. Les États-Unis ont accepté de réduire les droits de douane sur une large gamme de produits chinois, passant de 60 % à 47 %, selon le président américain. En contrepartie, la Chine s’est engagée à autoriser pour une durée d’un an l’exportation de terres rares vers les entreprises américaines, un secteur stratégique pour l’industrie technologique et la défense.
Le président Trump a également évoqué un volet lié à la lutte contre le trafic de fentanyl, un puissant opioïde synthétique responsable de dizaines de milliers de décès chaque année aux États-Unis. Dans ce cadre, Washington réduira à 10 % les taxes imposées sur certains produits chimiques chinois, afin de faciliter la coopération entre les deux pays dans le contrôle de cette substance.
Les deux dirigeants ont décrit la rencontre comme « constructive » et « centrée sur la recherche d’un équilibre commercial durable ». Toutefois, Trump a précisé qu’aucune discussion n’avait eu lieu sur la question hautement sensible de Taïwan, dossier sur lequel les positions de Washington et de Pékin demeurent irréconciliables.
Pour Xi Jinping, cet échange représente une opportunité de stabiliser les relations sino-américaines après une période marquée par les sanctions technologiques, les tensions militaires et la concurrence industrielle accrue. Côté américain, cette détente commerciale vise à rassurer les marchés et à alléger les pressions inflationnistes à l’approche de l’année électorale.
Si les deux capitales ont salué un « pas en avant », les observateurs soulignent que les désaccords structurels entre Washington et Pékin restent profonds. La guerre économique sino-américaine, entamée sous le premier mandat de Trump, semble loin d’être terminée mais cette rencontre à Busan pourrait en marquer un rare moment d’accalmie.