Alors que le gouvernement prévoit une réduction drastique des crédits alloués au ministère des Sports pour l’année 2026, la ministre en poste, Marie Barsacq, a plaidé ce dimanche 27 juillet pour une coupe budgétaire plus modérée. Invitée de franceinfo, elle a jugé qu’une baisse de 5 % – alignée sur celle d’autres ministères comme la Culture – serait plus adaptée à la situation du sport en France.
Après les Jeux, une pression sur les finances
Depuis la fin des Jeux olympiques de Paris en septembre 2024, le ministère des Sports voit ses moyens fondre, au nom d’un effort budgétaire national. Le gouvernement envisagerait désormais une baisse de 18 % de son enveloppe en 2026, dans le cadre d’un plan de rigueur censé contribuer à la réduction de la dette publique. Face à cette perspective, Marie Barsacq reconnaît la nécessité d’une participation à l’effort collectif, tout en appelant à « une juste contribution » : « Le sport ne peut pas s’extraire d’un contexte budgétaire difficile, mais il ne doit pas non plus être sacrifié », a-t-elle fait valoir.
Investir dans le sport, un pari d’avenir selon Barsacq
La ministre a défendu l’idée que le budget des Sports constitue un levier d’investissement, et non une simple dépense : « Investir dans le sport, c’est contribuer à faire baisser les dépenses publiques à long terme », a-t-elle assuré, citant les effets bénéfiques en matière de santé publique, de cohésion sociale et de prévention. Marie Barsacq a indiqué qu’elle poursuivait les discussions avec le Premier ministre pour parvenir à un compromis plus équilibré. En filigrane, elle rappelle que réduire le soutien au sport, c’est fragiliser un secteur en pleine transformation après les Jeux, et encore porteur d’ambitions éducatives et sociales.