Arrêts maladie : la CPME réclame trois jours de carence pour tous La Confédération des petites et moyennes entreprises tire la sonnette d’alarme. Dans un contexte de déficit public aggravé, elle appelle à une réforme en profondeur de l’assurance-maladie, dénonçant l’explosion des arrêts de travail, en particulier chez les moins de 30 ans. Selon elle, cette augmentation désorganise les entreprises et creuse dangereusement les comptes de la Sécurité sociale, dont le déficit a atteint 18,2 milliards d’euros en 2024. Dans ses propositions, la CPME réclame l’instauration de trois jours de carence dans la fonction publique, alignés sur ceux en vigueur dans le privé, ainsi qu’un contrôle renforcé des prescriptions médicales. L’organisation patronale appelle à mettre fin à ce qu’elle qualifie de « droit de tirage sans contrepartie ». Elle souhaite que les conditions d’octroi des arrêts soient encadrées de façon plus stricte, en lien avec la médecine du travail. Un système jugé trop permissif et trop coûteux Objectif affiché : limiter les abus, contenir l’absentéisme et alléger le fardeau financier pour les employeurs et pour l’État. Elle préconise aussi un durcissement des contrôles contre les arrêts injustifiés, avec un effort particulier sur la détection des fraudes, y compris à l’étranger. La CPME plaide par ailleurs pour un recentrage de la liste des affections de longue durée, et pour le doublement des franchises médicales payées par les assurés. Elle propose également de renforcer la promotion des médicaments génériques et d’utiliser l’intelligence artificielle pour améliorer la gestion des dépenses de santé. En parallèle, elle suggère de développer massivement la télémédecine pour contenir les coûts et désengorger le système de soins. À quelques jours des annonces attendues de François Bayrou sur les 40 milliards d’économies à réaliser en 2026, la CPME veut faire entendre sa voix. Elle estime que l’effort demandé à l’État n’est pas démesuré : selon elle, toute entreprise est capable de réduire ses dépenses de 2,35 %, et l’administration publique ne devrait pas faire exception. Le Medef doit présenter ses propres propositions mercredi. Les arbitrages s’annoncent sensibles.
AArrêts maladie : la CPME réclame trois jours de carence pour tous La Confédération des petites et moyennes entreprises tire la sonnette d’alarme. Dans un contexte de déficit public aggravé, elle appelle à une réforme en profondeur de l’assurance-maladie, dénonçant l’explosion des arrêts de travail, en particulier chez les moins de 30 ans. Selon elle, cette augmentation désorganise les entreprises et creuse dangereusement les comptes de la Sécurité sociale, dont le déficit a atteint 18,2 milliards d’euros en 2024. Dans ses propositions, la CPME réclame l’instauration de trois jours de carence dans la fonction publique, alignés sur ceux en vigueur dans le privé, ainsi qu’un contrôle renforcé des prescriptions médicales. L’organisation patronale appelle à mettre fin à ce qu’elle qualifie de « droit de tirage sans contrepartie ». Elle souhaite que les conditions d’octroi des arrêts soient encadrées de façon plus stricte, en lien avec la médecine du travail. Un système jugé trop permissif et trop coûteux Objectif affiché : limiter les abus, contenir l’absentéisme et alléger le fardeau financier pour les employeurs et pour l’État. Elle préconise aussi un durcissement des contrôles contre les arrêts injustifiés, avec un effort particulier sur la détection des fraudes, y compris à l’étranger. La CPME plaide par ailleurs pour un recentrage de la liste des affections de longue durée, et pour le doublement des franchises médicales payées par les assurés. Elle propose également de renforcer la promotion des médicaments génériques et d’utiliser l’intelligence artificielle pour améliorer la gestion des dépenses de santé. En parallèle, elle suggère de développer massivement la télémédecine pour contenir les coûts et désengorger le système de soins. À quelques jours des annonces attendues de François Bayrou sur les 40 milliards d’économies à réaliser en 2026, la CPME veut faire entendre sa voix. Elle estime que l’effort demandé à l’État n’est pas démesuré : selon elle, toute entreprise est capable de réduire ses dépenses de 2,35 %, et l’administration publique ne devrait pas faire exception. Le Medef doit présenter ses propres propositions mercredi. Les arbitrages s’annoncent sensibles.

La Confédération des petites et moyennes entreprises tire la sonnette d’alarme. Dans un contexte de déficit public aggravé, elle appelle à une réforme en profondeur de l’assurance-maladie, dénonçant l’explosion des arrêts de travail, en particulier chez les moins de 30 ans. Selon elle, cette augmentation désorganise les entreprises et creuse dangereusement les comptes de la Sécurité sociale, dont le déficit a atteint 18,2 milliards d’euros en 2024. Dans ses propositions, la CPME réclame l’instauration de trois jours de carence dans la fonction publique, alignés sur ceux en vigueur dans le privé, ainsi qu’un contrôle renforcé des prescriptions médicales. L’organisation patronale appelle à mettre fin à ce qu’elle qualifie de « droit de tirage sans contrepartie ». Elle souhaite que les conditions d’octroi des arrêts soient encadrées de façon plus stricte, en lien avec la médecine du travail. 

Un système jugé trop permissif et trop coûteux

Objectif affiché : limiter les abus, contenir l’absentéisme et alléger le fardeau financier pour les employeurs et pour l’État. Elle préconise aussi un durcissement des contrôles contre les arrêts injustifiés, avec un effort particulier sur la détection des fraudes, y compris à l’étranger. La CPME plaide par ailleurs pour un recentrage de la liste des affections de longue durée, et pour le doublement des franchises médicales payées par les assurés. Elle propose également de renforcer la promotion des médicaments génériques et d’utiliser l’intelligence artificielle pour améliorer la gestion des dépenses de santé. En parallèle, elle suggère de développer massivement la télémédecine pour contenir les coûts et désengorger le système de soins. À quelques jours des annonces attendues de François Bayrou sur les 40 milliards d’économies à réaliser en 2026, la CPME veut faire entendre sa voix. Elle estime que l’effort demandé à l’État n’est pas démesuré : selon elle, toute entreprise est capable de réduire ses dépenses de 2,35 %, et l’administration publique ne devrait pas faire exception. Le Medef doit présenter ses propres propositions mercredi. Les arbitrages s’annoncent sensibles.

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