Le président américain Donald Trump, qui s’est récemment positionné comme médiateur dans les conflits en Ukraine et à Gaza, semble désormais adopter une posture plus réservée sur la scène internationale pour se concentrer davantage sur les enjeux intérieurs.
Selon des responsables du Pentagone, un signal fort a été envoyé fin août à des diplomates européens : Washington envisage de réduire une partie de son aide sécuritaire à la Lettonie, la Lituanie et l’Estonie, trois pays baltes membres de l’OTAN et voisins de la Russie. Cette perspective a suscité de vives inquiétudes parmi les alliés européens, qui craignent un affaiblissement de la dissuasion occidentale face à Moscou.
Les mêmes diplomates, initialement encouragés par l’implication de Trump dans les discussions de paix sur l’Ukraine et dans ses prises de position concernant Gaza, se disent aujourd’hui préoccupés par ce recentrage américain. L’attitude mesurée du président face aux récentes incursions aériennes russes, qui ont franchi l’espace aérien de plusieurs pays européens, renforce leurs doutes sur la solidité de l’engagement américain envers l’Alliance atlantique.
Ce changement de cap souligne les tensions récurrentes entre les priorités domestiques de la Maison Blanche et les attentes de ses partenaires européens, alors que la guerre en Ukraine se poursuit et que les tensions au Moyen-Orient restent explosives. Pour les alliés de Washington, l’incertitude sur la constance de l’engagement américain demeure une source de préoccupation majeure.