Lors de la séance précédant le vote des motions de censure ce jeudi matin, Marine Le Pen a violemment attaqué Laurent Wauquiez et le groupe des Républicains (sauf 3 députés LR), qui n’a pas voté la censure contre le gouvernement de Sébastien Lecornu. « Il y a encore mieux que les mesquines trahisons des socialistes. Il y a LR », a-t-elle lancé, avant d’ajouter : « Pour une fois, Laurent Wauquiez a été clair : il choisit de trahir ses électeurs pour préserver ses intérêts personnels. »
Un divorce politique consommé entre le RN et Les Républicains
La cheffe du Rassemblement national a poursuivi son attaque en accusant Wauquiez de « s’être dissous dans le socialisme » après avoir juré de ne pas se fondre dans la macronie. Elle a ironisé : « À la différence du PS, LR ne s’est pas vendu à la Macronie. Il s’est donné… » Une pique qui fait écho à la scène survenue mardi, après du discours de politique générale du Premier minsitre Sébastien Lecornu, quand Marine Le Pen avait quitté l’hémicycle pendant l’intervention du patron des députés LR, en signe de mécontentement.
La députée du Pas-de-Calais, dont la motion de censure a échoué de peu ce matin, dénonce une droite « plus soucieuse de plaire à la gauche qu’à ses électeurs ». Elle assure que le RN et l’UDR « restent les seuls défenseurs de la volonté populaire » face à un gouvernement qu’elle qualifie de « socialiste dans les faits et macroniste dans la méthode ».