Vol du Louvre - La Cour des comptes publie un rapport accablant et des choix très contestables. (AP)
Vol du Louvre - La Cour des comptes publie un rapport accablant et des choix très contestables. (AP)

La Cour des comptes a publié ce jeudi un rapport critique sur la gestion du musée du Louvre entre 2018 et 2024. Selon l’audit, les directions successives ont favorisé les projets à forte visibilité, comme l’acquisition d’œuvres ou la modernisation de l’expérience visiteur, au détriment des travaux urgents de rénovation et de sûreté.

Des investissements insuffisants pour la sécurité

Le rapport révèle que le musée n’a investi que 3 millions d’euros sur cette période pour la mise en œuvre de son schéma directeur de sûreté, soit à peine 4 % du coût total estimé. Cette insuffisance se traduit par un retard significatif dans l’équipement des salles : une part importante des espaces reste non couverte par des dispositifs de vidéosurveillance, et certains systèmes de sécurité incendie demeurent incomplets malgré des années de travaux programmés.

Des choix stratégiques remis en question

La Cour critique le choix de concentrer les efforts sur des chantiers visibles plutôt que sur les infrastructures techniques essentielles, évoquant un véritable « mur d’investissement » que le musée peine à franchir. Ces choix exposent l’établissement à des risques élevés, mettant en cause la protection des visiteurs et du patrimoine.

Le Louvre tente de justifier ses erreurs par les JO et la crise sanitaire

Le Louvre a indiqué partager la majorité des recommandations de la Cour, tout en rappelant que la période étudiée inclut des contraintes exceptionnelles, comme la crise sanitaire et les préparatifs des Jeux olympiques. La Cour préconise un recentrage des priorités, un renforcement de la gouvernance et un redéploiement des ressources vers la sécurisation des locaux avant de poursuivre d’autres projets d’envergure.

Que retenir rapidement ?

La Cour des comptes a publié ce jeudi un rapport critique sur la gestion du musée du Louvre entre 2018 et 2024. Selon l’audit, les directions successives ont favorisé les projets à forte visibilité, comme l’acquisition d’œuvres ou la modernisation de l’expérience visiteur, au détriment des travaux urgents de rénovation et de sûreté.

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