Dès ce jeudi 1er mai, la phase active de la voie réservée aux mobilités partagées sur le boulevard périphérique de Paris passe à la vitesse supérieure : finie l’époque des simples avertissements, le filet de sécurité laissé pendant la période de test est levé et les contrevenants encourront désormais une amende forfaitaire de 135 €. Instaurée début mars dans la foulée des Jeux Olympiques, cette mesure vise à réduire le flux des véhicules solitaires sur l’autoroute urbaine la plus fréquentée d’Europe.
Une voie dédiée et un contrôle vidéo-verbalisation
Aux heures de pointe — du lundi au vendredi de 7 h 00 à 10 h 30 et de 16 h 00 à 20 h 00 — la file de gauche est réservée aux véhicules transportant au moins deux personnes, ainsi qu’aux transports collectifs, taxis, véhicules de secours et personnes à mobilité réduite. Depuis début mars, un système d’intelligence artificielle passait en « mode pédagogique », affichant des messages invitant les usagers seuls à changer de file. À partir d’aujourd’hui, les radars caméra détectent et verbalisent automatiquement : 135 € d’amende forfaitaire, sans aucunes tolérances supplémentaires.
Héritage olympique et enjeu sanitaire
Cette expérimentation n’est qu’une pièce du dispositif hérité des JO : outre la réduction de la vitesse de 70 à 50 km/h, elle répond à l’urgence sanitaire. Selon la mairie de Paris, 80 % des automobilistes empruntant le périph’ circulent seuls, exposant un demi-million d’habitants bordant l’autoroute à des niveaux de pollution critiques (30 % d’asthme en plus chez les enfants). Outre le périphérique, certains tronçons des autoroutes A1 et A13 en profitent, tandis que les 7 km manquants au sud — entre le quai d’Issy et la porte de Bercy — devraient rejoindre le dispositif après sept millions d’euros d’investissement en signalétique dynamique et radars de forme.