Deux figures de la droite lyonnaise ont remis sur la table une solution radicale au congestionnement chronique de Fourvière. Jean-Michel Aulas, candidat à la mairie de Lyon, et Véronique Sarselli, engagée dans la course à la Métropole, proposent la création d’un tunnel de grande longueur reliant l’ouest et le sud de l’agglomération. L’infrastructure, estimée à près de 2 milliards d’euros, ambitionne de détourner le trafic de transit qui traverse aujourd’hui le cœur de la ville.
Le projet prévoit un ouvrage souterrain d’environ huit kilomètres, reliant le secteur de Tassin à celui de Saint-Fons, afin de soulager l’actuel axe M6-M7, saturé quotidiennement par plus de 100 000 véhicules. Selon ses promoteurs, cette nouvelle traversée permettrait de réduire durablement la pollution, les nuisances sonores et la pression automobile sur les quartiers centraux.
Un chantier de long terme au cœur du débat politique
Les porteurs du projet avancent un calendrier d’une dizaine d’années de travaux, majoritairement réalisés en souterrain afin de limiter l’impact en surface. Ils mettent également en avant la possibilité de reconquérir de vastes espaces urbains aujourd’hui occupés par les infrastructures routières, notamment entre Perrache et la Confluence.
Le financement reposerait sur un partenariat public-privé, avec l’hypothèse d’un péage, un choix qui ne manquera pas de nourrir le débat. Présentée comme une alternative aux aménagements actuels, cette proposition ressuscite un vieux débat sur les grandes infrastructures lyonnaises et s’impose déjà comme l’un des marqueurs forts de la campagne municipale et métropolitaine à venir.