Invité du 20h de France 2, François Hollande a haussé le ton lundi soir face à Sébastien Lecornu, en exigeant une suspension immédiate de la réforme des retraites « jusqu’à la présidentielle de 2027 ». L’ancien président de la République, désormais député socialiste, a affirmé que cette concession était « la condition sine qua non » pour que le PS ne vote pas la censure contre le nouveau gouvernement. « Lecornu sait parfaitement ce qui est attendu : suspendre le report de l’âge légal et la hausse des trimestres cotisés », a insisté l’élu de Corrèze, estimant que « le premier ministre tient entre ses mains les éléments d’un compromis ».
« Ce n’est pas Lecornu qu’il faut sauver, c’est la stabilité du pays«
Dans un ton grave et ferme, Hollande a justifié cette demande par « la nécessité de préserver la stabilité de la France ». Il a jugé qu’une dissolution « replongerait le pays dans le chaos » et accusé Marine Le Pen et Jordan Bardella de vouloir « profiter du désordre » sans solution concrète. Tout en égratignant Édouard Philippe, qui a récemment suggéré la démission d’Emmanuel Macron, l’ancien chef de l’État a rappelé sa vision des institutions : « Un président est élu pour la durée de son mandat. Ce n’est pas la popularité qui fait la légitimité. »