La tempête médiatique autour des propos de Sophie Primas n’aura pas tardé. Invitée vendredi matin sur BFMTV-RMC, la porte-parole du gouvernement est revenue sur sa déclaration controversée, selon laquelle « le macronisme trouvera une fin dans les mois qui viennent ». Si elle dit ne pas avoir voulu créer de polémique, elle assume le fond de sa pensée : « J’ai dit quelque chose de factuel. Le mandat du président se termine en 2027, ce n’est pas la fin de ses idées, mais bien celle d’un cycle politique. »
Entre clarification et repositionnement politique
Ancienne sénatrice LR, aujourd’hui membre du gouvernement, Sophie Primas tente un exercice d’équilibriste. Elle salue « le formidable élan de 2017 » impulsé par Emmanuel Macron, tout en rappelant que c’est à ses successeurs, comme Gabriel Attal, de faire vivre cet héritage. Sans renier son engagement actuel, elle affirme son ancrage à droite et sa fidélité à sa famille politique, portée désormais par Bruno Retailleau. « Le clivage droite-gauche reste, selon moi, la meilleure digue contre les extrêmes », ajoute-t-elle, en pleine relance stratégique des Républicains.
À deux ans de la présidentielle, le positionnement des ministres issus de la droite devient un terrain de tension aussi bien pour l’exécutif que pour leur propre camp.