Sébastien Lecornu accepte de rester Premier ministre « par devoir » et fixe ses conditions pour sortir de la crise
Sébastien Lecornu accepte de rester Premier ministre « par devoir » et fixe ses conditions pour sortir de la crise

Le Premier ministre démissionnaire, Sébastien Lecornu, a affirmé ce mercredi 8 octobre constater une « volonté commune » des forces politiques d’adopter un budget avant la fin de l’année, estimant que cette convergence « éloigne la perspective d’une dissolution ».

Lors d’un point presse tenu à Matignon, à la mi-journée, l’ancien ministre des Armées a annoncé une « bonne nouvelle », soulignant que les discussions engagées depuis 24 heures ont permis de dégager un terrain d’entente minimal autour du prochain budget. Il a précisé que « la cible de déficit public doit être tenue en dessous de 5 % », situant l’objectif final « entre 4,7 et 5 % de manière définitive ».

Une ultime journée de tractations

Nommé pour gérer les affaires courantes après sa démission, Sébastien Lecornu mène ce mercredi ses dernières consultations à la demande d’Emmanuel Macron, qui lui a laissé 48 heures pour tenter de bâtir une « plateforme d’action » en vue de la stabilité du pays.

Cette ultime journée de négociations est consacrée aux partis de gauche. Le Premier ministre démissionnaire doit d’abord rencontrer les dirigeants du Parti socialiste, parmi lesquels Olivier Faure, Boris Vallaud, Johanna Rolland et Patrick Kanner. L’après-midi sera dédiée aux Écologistes (Marine Tondelier, Cyrielle Châtelain et Guillaume Gontard) avant une dernière entrevue avec le secrétaire national du Parti communiste, Fabien Roussel.

Lecornu doit ensuite s’exprimer en fin de journée pour rendre compte de ses conclusions au chef de l’État. Ce dernier, selon son entourage, « prendra ses responsabilités » en cas d’échec des discussions.

Une trêve fragile avant les décisions présidentielles

Cette volonté commune d’adopter un budget avant le 31 décembre constitue, selon Lecornu, un signe d’apaisement après des mois de tensions politiques. Le Premier ministre démissionnaire n’a toutefois pas évoqué la question explosive de la réforme des retraites, qui reste l’un des points d’achoppement majeurs entre l’exécutif et l’opposition.

Ces discussions interviennent alors que plane toujours l’hypothèse d’une élection présidentielle anticipée, à la suite de l’appel lancé par Édouard Philippe à une démission ordonnée d’Emmanuel Macron après le vote du budget. Le chef de l’État attend désormais le rapport final de Lecornu pour trancher sur la voie à suivre.

Que retenir rapidement ?

Le Premier ministre démissionnaire, Sébastien Lecornu, a affirmé ce mercredi 8 octobre constater une « volonté commune » des forces politiques d’adopter un

Partager