Scandale Anne Hidalgo: la mairie de Paris inflige 210.000€ d'amende à Transparence Citoyenne en représailles. La même méthode utilisée contre Entrevue en 2024 suite au Tahiti Gate (123.000€ d'amende). (DR)
Scandale Anne Hidalgo: la mairie de Paris inflige 210.000€ d’amende à Transparence Citoyenne en représailles. La même méthode utilisée contre Entrevue en 2024 suite au Tahiti Gate (123.000€ d’amende). (DR)

Suite au scandale sur les notes de frais de Anne Hidalgo, la mairie de Paris a adressé une amende de plus de 230.000 euros à l’encontre de l’association Transparence Citoyenne, qui avait révélé cette affaire et placardé des « affiches sauvages » dans les rues de Paris ( 210.000 euros d’amende et 20.000 euros de nettoyage). Une méthode d’intimidation qui n’est pas sans rappeler celle utilisé contre Entrevue : en janvier 2024, alors que nous avions publié une grande enquête sur le Tahiti Gate et acheté des espaces publicitaires, la mairie avait réclamé à Entrevue 123.000 euros d’amende en guise de représailles.

Des Révélations Accablantes Sur Les Dépenses De La Maire De Paris 123.000€ D’amende
L’amende de 210.000€ infligée à Transparence Citoyenne, auxquels la mairie de Paris a ajouté 20.000€ de frais de nettoyage

Des Révélations Accablantes Sur Les Dépenses De La Maire De Paris 123.000€ D’amende
L’amende de 123.000€ infligée à Entrevue en 2024 par la mairie de Paris

Des révélations accablantes sur les dépenses de la maire de Paris

Pour rappel, selon les documents rendus publics par l’association Transparence Citoyenne, Anne Hidalgo aurait dépensé 84.000 euros dans des boutiques de luxe et 125.000 euros pour ses déplacements sur une période de quatre ans. Ces chiffres ont créé la polémique et suscité des interrogations sur la gestion des finances publiques au sein de la mairie de Paris.

Une pression sur les lanceurs d’alerte

L’association Transparence Citoyenne, spécialisée dans le suivi des dépenses publiques et la promotion de la transparence, se retrouve ainsi visée par des menaces juridiques qui constituent clairement une tentative de réduire au silence les lanceurs d’alerte, car de telles démarches peuvent clairement avoir un effet dissuasif sur la diffusion d’informations d’intérêt public.

Une Pression Sur Les Lanceurs D’alerte 123.000€ D’amende
Affichage de l’association Transparence Citoyenne dans les rues de Paris

Une stratégie d’intimidation déjà employée contre le magazine Entrevue

Ce n’est pas la première fois que la mairie de Paris utilise cette méthode pour faire pression sur les médias qui dévoilent des dossiers compromettants. En janvier 2024, dans Entrevue, nous avions publié une longue enquête exclusive sur le scandale du Tahiti Gate. Suite à cet article, le magazine avait lancé une importante campagne d’affichage dans Paris et toute la France. La société qui commercialise les espace publicitaires nous avait par ailleurs proposé de coller des affiches sauvages dans tout Paris, nous disant que c’était sans risque et qu’elle endosserait toute la responsabilité en cas de problème.

En guise de représailles contre Entrevue, la mairie de Paris avait demandé au magazine 123.000 euros d’amende, nous indiquant que l’affichage sauvage était interdit. Une sanction arbitraire et totalement disproportionnée, qui n’était bien évidemment qu’une basse vengeance. Anne Hidalgo avait d’ailleurs mobilisé de nombreux agents de la ville pour faire le tour de Paris et compter le nombre d’affiches d’Entrevue, afin que l’amende soit le plus lourde possible. Un acte de représailles, à défaut de répondre sur le fonds du Tahiti Gate.

Par ailleurs, dans sa précipitation et son amateurisme, la mairie de Paris avait envoyé l’amende à la mauvaise société, puisque le courrier n’avait été adressé ni à la société qui édite Entrevue, mais à une société homonyme, ni à la société qui commercialise les affichages. En outre, toutes les affiches avaient été collées sur des bâtiments privés, et aucun mur publique. Malgré cela, alors que nous aurions pu profiter de l’erreur administrative de la mairie de Paris et ne rien faire, nous avons enlevé nous-mêmes les affiches sauvages et procédé au nettoyage des murs à nos frais.

Aveuglée par son désir de vengeance, la mairie de Paris, qui n’était pas dans son droit du fait de son erreur, n’en a pas tenu compte et a malgré tout maintenu la pression contre Entrevue, faisant saisir 123.000 euros sur les comptes de la société, avant même tout procès, alors que les affiches avaient été retirées et les murs nettoyés par nos soins. Une tentative d’atteinte à la liberté de la presse à laquelle personne n’est dupe, la mairie, dans ce cas de figure, ne pouvant prétendre agir au nom de l’écologie ou de la propreté…

Une Stratégie D'intimidation Déjà Employée Contre Le Magazine Entrevue 123.000€ D’amende
L’une des affiches d’Entrevue en janvier 2024 dans Paris, avec nos révélations exclusives sur le Tahiti Gate

Mais comment de telles amendes peuvent-elle exister ?

Pour rappel, depuis le 1er janvier 2024, la mairie de Paris a acquis la compétence exclusive pour fixer et percevoir les amendes liées à l’affichage sauvage, une prérogative auparavant détenue par l’État. Cette évolution fait suite à un amendement de la loi Climat et Résilience, voté en août 2021, qui a transféré cette responsabilité aux collectivités locales.

Cette mesure connaît pose toutefois des questions de déontologie et d’éthique : comme par hasard, ces amendes record contre Transparence Citoyenne et Entrevue interviennent après des article dénonçant les agissements d’Anne Hidalgo, et qui pose une question : y-a-t-il une prise illégale d’intérêts ? La mairie de Paris aurait-elle infligé des amendes aussi importantes à Transparence Citoyenne et Entrevue si les articles avaient été à la gloire de la maire de Paris ? Rien n’est moins sûr…

ELLE A DIT, ELLE A MENTI

Anne Hidalgo : « On ne pratique pas ce genre d’affichages sauvages parce que ça pollue, ça dégrade le mobilier urbain. »

Que dit l’article sur Scandale Anne Hidalgo: la mairie de Paris inflige 210.000€ d’amende à Transparence Citoyenne en représailles. La même méthode utilisée contre Entrevue en 2024 suite au Tahiti Gate (123.000€ d’amende) ?

Suite au scandale sur les notes de frais de Anne Hidalgo, la mairie de Paris a adressé une amende de plus de 230.000 euros à l’encontre de l’association Tr

Quelles sont les réactions clés ?

L’article résume les réactions et le contexte international pertinent.

Pour se défendre, la mairie de Paris affirme qu’elle sanctionne les affichages sauvages au nom de la propreté. Le 4 octobre 2020 sur LCI, Anne Hidalgo déclarait : « On ne pratique pas ce genre d’affichages sauvages en tant que formation politique parce que ça pollue, ça dégrade le mobilier urbain. »

Pas de chance pour Anne Hidalgo, nous avons retrouvé des images d’affichages sauvages à son effigie. Ces affiches avaient été placardées dans tout paris en 2014 lors de sa campagne électorale. Cette indignation à géométrie variable sur les affichages prouve, s’il en était encore besoin, la totale mauvaise foi de la maire de Paris, pour qui visiblement, toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire…

Quelles Sont Les Réactions Clés ? 123.000€ D’amende
Affichage sauvage à l’effigie d’Anne Hidalgo lors de sa campagne électorale pour la mairie de Paris en 2014

Quelles Sont Les Réactions Clés ? 123.000€ D’amende
Affichage sauvage à l’effigie d’Anne Hidalgo lors de sa campagne électorale pour la mairie de Paris en 2014
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