À quelques heures de la nomination de son nouveau Premier ministre, Emmanuel Macron a convoqué ce vendredi à 14h30 une réunion à l’Élysée avec les chefs de partis politiques. Selon la présidence, ce rendez-vous « doit être un moment de responsabilité collective ». Une formule laconique qui masque mal la fragilité de l’exercice : ni le Rassemblement national, ni La France insoumise, ni l’UDR n’ont été invités à cette table censée symboliser l’unité nationale.
Un grand écart politique inédit
Dix-sept personnalités politiques ont néanmoins répondu présent : Gabriel Attal pour Renaissance, François Bayrou et Marc Fesneau pour le MoDem, Édouard Philippe et Paul Christophe pour Horizons, Hervé Marseille pour l’UDI, Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau pour Les Républicains, Olivier Faure et Boris Vallaud pour le Parti socialiste, Marine Tondelier et Cyrielle Chatelain pour les Écologistes, Fabien Roussel et Stéphane Peu pour le Parti communiste, Laurent Panifous pour LIOT, Guillaume Lacroix pour le Parti radical de gauche et Nathalie Delattre pour le Parti radical.
Exclus de la réunion, les insoumis ont aussitôt réagi. « On n’a rien à faire autour de cette table », a lancé Manon Aubry (LFI), dénonçant une mise à l’écart politique. De son côté, le président du Sénat Gérard Larcher (LR) a renouvelé sa demande de participer à la rencontre, sans réponse de l’Élysée pour l’heure. Une réunion de la dernière chance, selon plusieurs observateurs, pour tenter de fabriquer une majorité introuvable avant un éventuel retour aux urnes.