La réunion entre Emmanuel Macron et les chefs de partis, organisée ce vendredi à l’Élysée, a laissé un goût amer à la gauche. À la sortie, Boris Vallaud et Olivier Faure ont dénoncé « le flou le plus complet », affirmant n’avoir obtenu « aucune réponse sur aucun sujet, pas même sur la réforme des retraites ». Du côté des écologistes, Marine Tondelier et Cyrielle Chatelain ont exprimé leur colère, estimant que « le prochain Premier ministre ne sera pas dans [leur] camp politique » et qu’en refusant d’ouvrir à gauche, Emmanuel Macron « continue de faire perdre du temps » au pays.
Vers un nouveau Premier ministre, mais pas de dissolution
Selon Fabien Roussel, le président de la République « va travailler à la nomination d’un Premier ministre plutôt qu’à une dissolution », sans donner d’indications précises sur le profil retenu. Le communiste réclame « un vrai changement de politique », tandis que Laurent Panifous (Liot) assure qu’« à priori, il n’y aura pas de dissolution », confirmant que le 49.3 et la question des retraites ont été évoqués. Le futur chef du gouvernement devrait être annoncé « dans les prochaines heures », selon plusieurs participants.
Pendant ce temps, Gabriel Attal, Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez ont quitté l’Élysée sans un mot. Le président du Sénat Gérard Larcher a rappelé, non sans ironie, qu’en cas de dissolution, « le chef de l’État devra obligatoirement [le] consulter », espérant qu’il prendra « plus de temps que la fois dernière ». Emmanuel Macron, sous pression, semble vouloir éviter le scénario d’une dissolution tout en gardant la main sur une majorité de plus en plus introuvable.