Un an après avoir été écarté du bureau de l’Assemblée nationale, le Rassemblement national pourrait signer un retour remarqué. Avec ses 123 députés, le premier groupe d’opposition revendique désormais au moins deux vice-présidences dans la plus haute instance exécutive du Palais Bourbon, où se décident notamment la recevabilité des textes et les sanctions disciplinaires. Une bascule qui fragilise directement la gauche, jusque-là largement majoritaire au sein de cette institution.
Un jeu d’alliances qui bouleverse l’équilibre politique
Selon plusieurs sources parlementaires, le bloc central (Renaissance, MoDem, Horizons, LR) serait désormais prêt à accepter une répartition proportionnelle des postes, ce qui permettrait mécaniquement au RN d’entrer de nouveau au Bureau. La présidente Yaël Braun-Pivet propose un schéma équilibré : deux vice-présidences pour la gauche, deux pour la coalition gouvernementale et deux pour le bloc RN-UDR. Mais la gauche, farouchement opposée à un retour des lepénistes, risque de perdre du terrain en cas de vote à bulletins secrets.
Pour le RN, il s’agit d’une revanche politique après l’épisode de 2024, où il avait été tenu à l’écart par un front républicain. « Normalement, on aura au moins deux vice-présidents », a déjà assuré le député Jean-Philippe Tanguy. De quoi offrir au parti une légitimité institutionnelle accrue et renforcer son rôle d’arbitre dans une Assemblée fragmentée.
La gauche, divisée entre insoumis et socialistes, peine à afficher une unité et pourrait être la grande perdante de ce renouvellement. Dans un climat de défiance généralisée, l’épisode illustre une fois de plus la recomposition politique en cours : faute de majorité claire, le Rassemblement national trouve une place grandissante au cœur du jeu parlementaire.
Que retenir rapidement ?
Un an après avoir été écarté du bureau de l’Assemblée nationale, le Rassemblement national pourrait signer un retour remarqué. Avec ses 123 députés, le pre