Bruno Retailleau a affirmé samedi que les Républicains resteront au gouvernement aussi longtemps qu’ils jugeront leur présence « utile pour le pays ». Réuni à la Mutualité à Paris pour un conseil national de son parti, le nouveau président de LR a opéré un renouvellement profond des instances dirigeantes, tout en se projetant déjà vers les municipales de 2026. « Nos principaux adversaires seront les Insoumis et leurs alliés », a-t-il averti.
Un cap local assumé, une ligne nationale affirmée
S’il rejette toute fusion avec la majorité présidentielle, Retailleau a clarifié les règles : « Nous ne sommes pas devenus macronistes », martèle-t-il, tout en assumant les limites de l’action gouvernementale actuelle. Le ministre de l’Intérieur, largement élu face à Laurent Wauquiez en mai, entend porter une ligne « au service de la France des honnêtes gens » et renforcer la présence de LR sur le terrain avec « un maximum de têtes de liste » aux prochaines municipales.
Il a également détaillé une réforme des statuts internes avec des référendums de ligne, excluant à la fois le centralisme autoritaire et le laisser-aller idéologique. Avec 13 vice-présidents, un bureau politique élargi, et l’arrivée de personnalités issues de différents courants, Retailleau cherche à imposer une unité solide sans renier la pluralité de son mouvement.