Le chanteur franco-israélien Amir, attendu ce samedi à Orléans, est de nouveau la cible d’une campagne de boycott menée par le collectif propalestinien Urgence Palestine, qui l’accuse d’être un « complice et soutien des génocidaires ». Le groupe militant appelle les institutions à annuler ses concerts, en raison de son passé de soldat de l’armée israélienne.
Rachida Dati dénonce une dérive haineuse et appelle à la justice
Face à cette nouvelle vague d’attaques, la ministre de la Culture Rachida Dati a réagi fermement sur X : « Intimidations, campagnes de dénigrement, pressions : c’est inacceptable. La scène doit rester un espace de liberté, de création et d’échange. Soutien plein et entier à Amir. La liberté est l’essence même de l’art. Aucun prétexte à l’antisémitisme ! La justice doit être saisie. »
Le collectif Urgence Palestine, déjà connu pour n’avoir jamais condamné les attentats du 7 octobre, avait été menacé de dissolution par Bruno Retailleau lorsqu’il était ministre de l’Intérieur. Cette fois encore, il cible Amir, devenu malgré lui un symbole de l’acharnement idéologique qui s’installe dans le débat public autour du conflit israélo-palestinien.
Le chanteur, révélé par The Voice, avait déjà subi cet été des appels au boycott lors de festivals, dénonçant à l’époque « des seaux de menaces et d’insultes ». Son label Parlophone avait alors évoqué un « déferlement de haine antisémite ». Tandis qu’Amir poursuit sa tournée dans toute la France, cette nouvelle polémique illustre la dérive inquiétante d’un militantisme qui confond engagement politique et chasse à l’homme.