Procès du cyberharcèlement de Brigitte Macron : sa fille Tiphaine Auzière déplore une dégradation de l’état de sa santé. (AP)
Procès du cyberharcèlement de Brigitte Macron : sa fille Tiphaine Auzière déplore une dégradation de l’état de sa santé. (AP)

Le procès de dix personnes accusées de cyberharcèlement visant Brigitte Macron se tient actuellement devant le tribunal correctionnel de Paris. Les prévenus, âgés de 41 à 65 ans, sont jugés pour avoir diffusé en ligne des rumeurs malveillantes concernant l’épouse du président français, notamment des affirmations selon lesquelles elle serait une femme transgenre, née sous le nom de Jean-Michel Trogneux, son frère biologique.

Inquiétudes autour de la santé de Brigitte Macron

Lors de sa déposition, Tiphaine Auzière, avocate et fille de Brigitte Macron, a évoqué la dégradation de la santé de sa mère en raison de ces attaques. Elle a précisé que Brigitte Macron se sentait contrainte de surveiller son apparence et ses gestes, consciente que son image pouvait être détournée à des fins malveillantes. Cette situation a également affecté ses proches, notamment ses petits-enfants, qui ont entendu des rumeurs les qualifiant de « grand-mère homme ».

Tiphaine Auzière a ainsi déclaré :

« Je tenais faire état de ce qu’est sa vie que depuis qu’elle vit ses attaques. J’ai vu concrètement les dégradations que cela à engendré. Elle est contrainte systématiquement dans ses tenues, ses postures, elle sait pertinent que son image va être utilisée, mise au service de ces théories.


C’est quelqu’un qui subit en permanence des attaques. Il n’y a pas une semaine ou il n’y pas une personne qui lui parle de ça, y compris de manière bienveillante, en la plaignant. Elle ne peut pas faire abstraction dans sa vie de toutes les horreurs qu’on entend, pas une seule journée. Elle a appris à vivre avec ça.


Ce qui est dur, ce sont les répercussions sur ses enfants, ses petits-enfants. Ma mère dit qu’elle ne sait pas comment faire pour que ça s’arrête. On peut parler de réelles dégradations de ses conditions de vie.
Elle n’a rien demandé et subit des attaques en permanence alors que toutes les actions qu’elle mène sont en faveur des autres.
En tant que mère, en tant que femme, je ne souhaite cette vie à personne. »

La défense des prévenus

Certains prévenus, dont Aurélien Poirson-Atlan, connu sous le pseudonyme de « Zoé Sagan », se défendent en invoquant la liberté d’expression et la satire. Ils présentent leurs publications comme des contenus humoristiques ou fictifs, comparables à ceux de sites satiriques, et soutiennent qu’elles ne constituent pas du cyberharcèlement.

Cette affaire a lieu dans un contexte de diffusion de fausses informations ciblant Brigitte Macron depuis plusieurs années. Une vidéo virale publiée en 2021, affirmant que Brigitte Macron n’existait pas et que son frère aurait pris son identité après une transition de genre, a largement contribué à amplifier ces rumeurs. Bien que l’autrice de cette vidéo ait été condamnée en première instance en 2024 pour diffamation, elle a été relaxée en appel en juillet 2025, et Brigitte Macron ainsi que son frère ont déposé un pourvoi en cassation.

Des répercusions internationales

Les rumeurs à l’encontre de Brigitte Macron ont également eu des répercussions hors de France. La podcasteuse américaine Candace Owens a diffusé une série de vidéos intitulée « Becoming Brigitte », relayant ces informations mensongères. Le couple présidentiel a alors engagé des poursuites en diffamation aux États-Unis, soulignant l’ampleur internationale de cette campagne de désinformation.

Que retenir rapidement ?

Le procès de dix personnes accusées de cyberharcèlement visant Brigitte Macron se tient actuellement devant le tribunal correctionnel de Paris.

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