« Dominique de Villepin sera candidat LFI à la présidentielle. »
Par cette simple phrase postée sur X, Marine Le Pen résume ce que beaucoup pressentent déjà : Dominique de Villepin parle bel et bien la langue de la gauche radicale.
Une réponse sans détour au long message posté par l’ancien premier ministre, qui annonce « une réflexion ouverte sur le piège identitaire » et dénonce une République « menacée de l’intérieur »… non pas par l’immigration ou l’islamisme, non, mais par ceux qui osent les nommer.
Islam, immigration ? Gare au piège identitaire !
Dans sa chronique, l’ancien chef du gouvernement déroule une thèse désormais bien rodée dans les milieux progressistes : la société française serait tombée dans une dérive identitaire fondée sur trois amalgames.
D’abord, l’assimilation de l’islam à l’islamisme, nourrie selon lui par « la police vestimentaire » autour du voile. Ensuite, l’association entre immigration et délinquance, qu’il juge « absurde », car peut-être ne la côtoie-t-il pas. Et enfin, la l’association des quartiers populaires à des territoires perdus de la République, une vision qu’il attribue à un imaginaire « fantasmé ».
Explosion des violences ? Circulez, il n’y a rien à voir. Tensions communautaires ? « Propagande d’extrême-droite ! » Séparatisme islamiste, immigration massive ? « Fascistes ! » On peut légitimement se demander : vivons-nous dans la même France que Monsieur de Villepin ?
Au fond de sa chronique les codes rhétoriques de LFI et un message, identique : « Si le RN est élu en France, toute l’Europe tombera, toute l’Europe sera gagnée par le populisme ».
Une dramatisation opportune alors que la gauche cherche encore un visage crédible pour 2027. S’ils le cherchaient encore, leur candidat est tout trouvé.