La polémique enfle autour du futur tarif du pass Navigo. Selon plusieurs médias, l’abonnement francilien pourrait grimper à 90,80 euros par mois en 2026, soit près de 1 000 euros par an, contre 88,80 euros actuellement. Une hausse de 2,3 % qui aurait été décidée, affirment ces sources, lors d’un vote du conseil d’administration d’Île-de-France Mobilités (IDFM). Mais l’autorité régionale des transports dément formellement. « Les nouveaux tarifs seront décidés comme chaque année en décembre, après le vote du budget au conseil d’administration », a précisé un porte-parole, assurant qu’aucune délibération n’était à l’ordre du jour ce vendredi.
Une augmentation contenue, selon IDFM
IDFM, présidée par Valérie Pécresse, insiste sur le fait qu’aucune hausse brutale n’est envisagée. « Grâce à l’accord de financement signé avec l’État en septembre 2023, la hausse ne dépassera pas le niveau de l’inflation plus 1 % », indique encore l’autorité organisatrice. L’objectif affiché est de maintenir un « bouclier tarifaire » afin d’éviter un choc pour les usagers, dans un contexte marqué par la flambée des coûts de l’énergie et l’entretien du réseau francilien. Cet accord prévoit également une participation accrue des collectivités locales, alignée sur le niveau de l’inflation. L’État, de son côté, continue de soutenir financièrement le fonctionnement d’Île-de-France Mobilités, dont les dépenses ont explosé depuis la crise sanitaire.
Un sujet sensible à l’approche de 2026
L’an dernier déjà, le prix du pass Navigo avait connu une hausse de 2,40 euros, passant de 86,40 à 88,80 euros par mois, soit un abonnement annuel de 976,80 euros. La perspective d’un abonnement dépassant le seuil symbolique des 1 000 euros alimente donc les critiques, d’autant que la qualité du service reste régulièrement pointée du doigt par les usagers, notamment sur les lignes du RER et du métro saturées. Pour l’heure, IDFM se veut rassurant et appelle à ne pas tirer de conclusions hâtives. Le tarif définitif du pass Navigo pour 2026 ne sera fixé qu’en décembre, lors de la présentation du budget annuel. En attendant, la perspective d’une nouvelle augmentation, même limitée, risque d’alimenter le mécontentement d’usagers déjà éprouvés par les hausses successives de ces dernières années.