Avec son nouveau titre Delphine, extrait de l’album Olé Osé Volume 2, Patrick Sébastien vise la patronne de France Télévisions à travers une chanson paillarde aux paroles sexuelles explicites. Delphine Ernotte dénonce un outrage sexiste et sexuel.
Une chanson paillarde qui déclenche une plainte
Patrick Sébastien se retrouve au cœur d’une vive polémique après la diffusion de Delphine, un morceau issu de son album Olé Osé Volume 2. La chanson reprend les codes de la paillardise : ton grivois, refrain répétitif, allusions sexuelles et volonté manifeste de provoquer.
Le passage le plus commenté repose sur une formule crue : « si t’avais connu ma pine ». Cette phrase, répétée dans le morceau, sert de base à plusieurs variations autour du prénom Delphine.
Delphine Ernotte clairement visée malgré l’absence de son nom complet
Le nom de famille de Delphine Ernotte n’est pas prononcé dans la chanson. Mais le contexte et les références à France 2 permettent d’identifier la présidente de France Télévisions comme la personne visée.
Patrick Sébastien fait notamment le lien entre la femme prénommée Delphine et son départ de France 2. L’un des passages suggère que sa situation professionnelle aurait pu être différente si une relation intime avait existé avec elle. C’est précisément cette association entre sexualité, pouvoir et décision professionnelle qui alimente la polémique.
Des paroles jugées sexistes, vulgaires et humiliantes
Pour Delphine Ernotte, le morceau dépasse le simple registre de l’humour paillard. La présidente de France Télévisions compte porter plainte pour outrage sexiste et sexuel.
Ce qui est reproché à Patrick Sébastien, c’est d’avoir visé une femme dirigeante par des insinuations sexuelles répétées, en l’associant publiquement à une formule vulgaire et dégradante. Le morceau est donc perçu comme une attaque personnelle, plus que comme une simple chanson humoristique.
Patrick Sébastien règle ses comptes avec France Télévisions
Ce nouveau scandale fait suite au conflit entre Patrick Sébastien et France Télévisions. L’ancien animateur a longtemps été l’un des visages populaires de France 2, notamment avec Le Plus Grand Cabaret du monde, avant son éviction de l’antenne.
Depuis son départ, il critique régulièrement la direction du groupe public. Avec Delphine, il transforme ce ressentiment en chanson grivoise, en visant directement celle qu’il tient pour responsable de son éviction.
Une défense possible par l’humour paillard
Patrick Sébastien pourrait défendre son titre en invoquant la tradition française de la chanson paillarde. Ce registre repose souvent sur la vulgarité assumée, les sous-entendus sexuels, l’exagération et la provocation.
La justice devra donc déterminer si Delphine relève de la liberté d’expression artistique, de la satire et de l’humour grivois, ou si le morceau franchit la limite de l’outrage sexiste et sexuel.