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Maïtena Biraben se confie sur son autisme : « Cela me permet de poser des questions qu’on ne se pose pas»

Invitée de l’émission On refait la télé sur RTL, Maïtena Biraben s’est livrée sur un sujet très intime : son autisme, découvert tardivement, à l’âge de 57 ans. Face à Éric Dussart et Jade, l’animatrice, autrice et productrice de télévision a expliqué en quoi cette particularité avait pu influencer sa manière de travailler, notamment dans son métier d’intervieweuse.

Au cours de cet échange, elle a notamment confié que son rapport aux questions, à la peur du silence ou au refus de répondre, n’était pas forcément le même que celui d’autres journalistes ou animateurs. Une différence qu’elle relie directement à sa façon de penser et de percevoir le monde.

« Pourquoi je devrais avoir peur qu’on ne me réponde pas ? »

Interrogée sur la manière dont son autisme a pu l’aider dans sa carrière télévisuelle, Maïtena Biraben a d’abord évoqué son absence de crainte face aux réponses, ou même à l’absence de réponse. Pour elle, le fait qu’un invité refuse de répondre ne représente pas forcément un obstacle insurmontable : « Pourquoi je devrais avoir peur qu’on ne me réponde pas ? », explique-t-elle sur RTL. L’ancienne figure de Canal+ poursuit en assumant une forme de détachement : si la réponse ne vient pas, elle passe simplement à autre chose. Une façon de faire qui, selon elle, découle de son autisme.

Des questions moins convenues, une manière singulière d’interviewer

Maïtena Biraben estime que cette particularité l’a aussi conduite à poser des questions différentes : « Je pose des questions certainement qu’on ne se pose pas », affirme-t-elle, avant d’expliquer que certaines interrogations peuvent être perçues comme moins « convenables » ou moins « convenues ».

Ce regard atypique a pu devenir une force dans son parcours. Là où d’autres professionnels peuvent hésiter à franchir certaines limites implicites de l’entretien, Maïtena Biraben dit fonctionner selon une logique plus directe, guidée par sa propre manière de comprendre les situations et les personnes en face d’elle.

L’hypersensibilité comme outil de lecture des autres

L’animatrice a également évoqué l’hypersensibilité qui accompagne, chez elle, son autisme. Selon ses mots, recevoir beaucoup d’informations peut avoir deux effets opposés : cela peut désorienter, mais cela peut aussi permettre de « viser juste ».

Cette attention portée aux détails semble avoir nourri sa façon d’interroger. Maïtena Biraben explique ne pas percevoir d’abord « la chose générale », mais plutôt le détail. Une approche qui peut modifier profondément la manière de conduire une interview : observer un geste, un silence, une contradiction, une nuance, puis rebondir là où d’autres seraient passés à côté.

Un tempérament direct parfois mal compris

Dans l’extrait, la question du caractère parfois jugé « cash » ou « rugueux » de Maïtena Biraben est également abordée. L’animatrice reconnaît un rapport direct à la parole, même si elle nuance les qualificatifs employés à son sujet, qu’elle considère comme des appréciations extérieures.

Ce passage donne une autre clé de lecture autour des personnalités publiques : ce qui peut être perçu comme de la dureté, de la froideur ou un manque de filtre peut aussi relever d’un mode de communication différent. Maïtena Biraben présente cette différence comme une façon d’expliquer son parcours et son rapport aux autres.

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