Sondage choc : les Français veulent que Paris tienne tête à l’Algérie
Sondage choc : les Français veulent que Paris tienne tête à l’Algérie

La France durcit le ton face à une Algérie de plus en plus agressive sur le plan diplomatique. Selon plusieurs sources gouvernementales citées par L’Express, l’Élysée envisage désormais de geler les avoirs d’une vingtaine de hauts responsables algériens disposant de biens en France. Une mesure inédite, déjà évoquée par Bruno Retailleau en janvier, et qui pourrait être activée en réponse à de nouveaux « actes d’ingérence » de la part du régime d’Abdelmadjid Tebboune.

Un bras de fer diplomatique qui prend une tournure financière

Ces dignitaires, issus des sphères politiques, sécuritaires et administratives algériennes, possèdent tous propriétés ou comptes bancaires dans l’Hexagone. « On estime que plus de 800 membres de la nomenklatura algérienne ont des intérêts financiers en France », indique une source ministérielle. Alors que l’Algérie refuse systématiquement de reprendre ses ressortissants sous OQTF et multiplie les provocations diplomatiques, notamment en expulsant quinze agents de l’ambassade française, Paris semble déterminé à répliquer avec fermeté.

La législation permet aux ministres de l’Économie et de l’Intérieur de geler les avoirs de toute personne accusée d’agissements contraires aux intérêts fondamentaux de la nation, même sans l’aval de l’Union européenne. Cette disposition, jusqu’ici rarement utilisée, pourrait être l’arme juridique pour cibler le clan au pouvoir à Alger, dont l’hypocrisie éclate au grand jour : dénonciateurs de la France en paroles, bénéficiaires du système français en actes.

Les tensions entre les deux pays s’accumulent depuis plusieurs mois : soutien implicite de l’Algérie au Hamas, refus d’extrader un suspect d’attentat islamiste, et attaques verbales répétées de personnalités franco-algériennes soutenues par Alger. À cela s’ajoute la détention choquante et arbitraire de l’écrivain Boualem Sansal, symbole d’une liberté d’expression muselée. La France, trop longtemps passive, semble enfin prête à employer des moyens de pression dissuasifs.

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