Invité ce vendredi matin sur Franceinfo, Pierre Moscovici n’a pas mâché ses mots à l’égard de son ancienne famille politique. L’ex-ministre socialiste et actuel président de la Cour des comptes a jugé que la proposition du PS de réduire le déficit de moitié était tout simplement « irréaliste ». Selon lui, « il n’y a pas autant de marges de manœuvre » et repousser l’objectif de 3 % de déficit public à 2032, comme le souhaite la gauche, n’est « pas raisonnable » alors que la France reste le pays le plus endetté de la zone euro.
Un PS qui refuse les économies et entretient l’illusion
Pour Moscovici, la priorité doit être claire : « au moins 70 à 75 % de l’effort doit venir d’économies sur les dépenses publiques ». Un rappel qui sonne comme une gifle au Parti socialiste, accusé de toujours vouloir taxer davantage plutôt que réduire le train de vie de l’État. Alors que la dépense publique française atteint déjà 57 % du PIB, record européen, il s’interroge : « Les Français ont-ils le sentiment qu’on a ajouté des services publics super efficaces ? ».
S’il admet que des mesures fiscales ciblant les plus riches sont « possibles », Moscovici refuse toute logique confiscatoire qui nuirait à la compétitivité et à la croissance. En pleine urgence budgétaire, il appelle à « garder un cap » et à cesser de vendre des illusions. Pour lui, le projet socialiste n’est rien d’autre qu’une fuite en avant qui éloigne un peu plus la France du redressement.
Que retenir rapidement ?
Invité ce vendredi matin sur Franceinfo, Pierre Moscovici n’a pas mâché ses mots à l’égard de son ancienne famille politique. L’ex-ministre socialiste et a