À la veille de la journée de grève intersyndicale du 18 septembre, les autorités françaises expriment une vive inquiétude concernant la présence de casseurs et de groupuscules violents au sein des manifestations prévues à Paris et dans d’autres villes du pays.
Laurent Nuñez : “Très inquiet” face à la menace de casseurs
Le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, a exprimé sa “très grande inquiétude” concernant la présence de nombreux casseurs attendus lors des manifestations du 18 septembre. Selon ses informations, plusieurs centaines, voire des milliers, de radicaux seraient prêts à s’infiltrer dans les cortèges syndicaux pour semer le chaos et provoquer des destructions. Face à cette menace, il a appelé les commerçants parisiens à fermer leurs établissements et à sécuriser leurs devantures pour prévenir d’éventuels dégâts.
Bruno Retailleau : Anticipation d’une mobilisation “très très forte”
Le ministre de l’Intérieur démissionnaire, Bruno Retailleau, a anticipé une mobilisation “très très forte” pour la journée du 18 septembre. Il a décrit cette journée comme “hybride”, avec des risques de blocages, de sabotages et de violences en marge des cortèges syndicaux. Il a également évoqué la présence de groupuscules d’ultragauche animés d’une “haine anti-flic” et prêts à en découdre.
Dispositif de sécurité renforcé : Plus de 80.000 policiers et gendarmes mobilisés
Pour faire face à ces risques, un dispositif de sécurité exceptionnel sera mis en place, avec le déploiement de plus de 80 000 policiers et gendarmes sur l’ensemble du territoire. Des engins blindés Centaure de la gendarmerie et des canons à eau seront également mobilisés pour assurer le maintien de l’ordre.
Les autorités appellent à la responsabilité des manifestants et des parents d’élèves, soulignant que tout acte de violence sera fermement réprimé. Le ministre Bruno Retailleau a insisté sur la “tolérance zéro” face aux débordements, affirmant que “aucune violence” ne sera tolérée.