Demandée notamment par les Insoumis, une minute de silence a bien eu lieu ce mardi après-midi à l’Assemblée nationale en hommage à Aboubakar Cissé, tué dans la mosquée de La Grand-Combe. C’est dans un hémicycle partiellement vide à droite, mais largement occupé à gauche, que la présidente Yaël Braun-Pivet a organisé ce moment de recueillement. Elle l’avait annoncé quelques heures plus tôt sur le réseau social X, évoquant un geste « sobre et digne », malgré une absence de consensus entre les présidents de groupe.
Un hommage sous tensions politiques
Le matin même, le Rassemblement national s’était opposé à la tenue de cette minute de silence, dénonçant l’instrumentalisation du drame par La France insoumise. Marine Le Pen a notamment mis en garde contre la rupture d’un principe : celui de l’unanimité des présidents de groupe pour autoriser un tel hommage. Malgré cela, la présidente de l’Assemblée a tranché. LFI, qui multiplie les déclarations depuis le drame, y voit la reconnaissance d’un crime islamophobe, tandis que les premiers éléments de l’enquête indiquent que le suspect n’aurait pas agi par haine de l’islam.