Malakoff - bras de fer autour du drapeau palestinien
Malakoff - bras de fer autour du drapeau palestinien

La maire de Malakoff refuse de céder. Jacqueline Belhomme maintient le drapeau palestinien sur le fronton de l’hôtel de ville, malgré une décision du tribunal administratif rendue samedi lui enjoignant de l’enlever. Face à ce refus, le préfet des Hauts-de-Seine a saisi à nouveau la justice, hier dimanche 21 septembre, pour demander une astreinte de 5 000 euros par jour tant que l’étendard restera en place.

Une décision assumée malgré l’injonction

Le représentant de l’État indique que l’absence d’exécution de la décision de justice a été constatée par un équipage de police. Dans sa requête en référé, il demande au juge d’ordonner « toutes mesures nécessaires », dont cette sanction financière. La maire, elle, persiste et assume publiquement sa désobéissance. Samedi, elle affirmait sur franceinfo que la ville « n’a même pas une amende » et confirmait son intention de garder le drapeau au fronton de la mairie.

Un symbole politique au cœur de la polémique

L’étendard a été hissé en amont de la reconnaissance officielle de l’État de Palestine par la France, prévue ce lundi 22 septembre. Cette initiative locale s’inscrit dans un mouvement plus large lancé par plusieurs élus de gauche, malgré l’opposition ferme du ministère de l’Intérieur, qui invoque le principe de neutralité du service public. À Malakoff, la confrontation pourrait désormais se jouer sur le terrain financier, avec le spectre d’une pénalité quotidienne si la justice donne raison au préfet.

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