C’est une décision lourde de conséquences pour la droite. Après plusieurs heures de débats tendus, Les Républicains ont validé dimanche leur maintien au sein du gouvernement de Sébastien Lecornu. Portée par Bruno Retailleau et soutenue par Gérard Larcher, Michel Barnier ou encore François-Xavier Bellamy, cette position a obtenu une nette majorité lors de la visioconférence organisée par la direction du parti. Seuls sept élus sur trente-trois ont exprimé leur opposition à la poursuite de cette participation, selon un décompte interne.
Retailleau s’impose face à Wauquiez
Laurent Wauquiez, principal opposant à cette ligne, a accepté le verdict collectif tout en dénonçant une « erreur politique ». « Les conditions d’une participation ne sont pas réunies », a-t-il affirmé, estimant que la feuille de route du Premier ministre répondait à « très peu de nos demandes sur la sécurité, l’immigration et le travail ». Bruno Retailleau, lui, a défendu un choix stratégique : rester dans la coalition pour « peser sur les décisions et éviter le chaos institutionnel ».
Cette décision marque un tournant pour Les Républicains, désormais pleinement associés à la majorité présidentielle. Selon plusieurs sources, le parti devrait obtenir près d’un tiers des portefeuilles ministériels, notamment dans les domaines régaliens. Un choix qui renforce la stabilité du gouvernement, mais qui fait craindre à certains élus de droite un effacement durable de leur identité politique.