Jordan Bardella affirme qu’il autorisera les journalistes de Quotidien aux meetings du RN quand Quotidien arrêtera de boycotter le RN AP
Jordan Bardella affirme qu’il autorisera les journalistes de Quotidien aux meetings du RN quand Quotidien arrêtera de boycotter le RN. (AP)

Lors de ses vœux à la presse ce lundi, Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a été interrogé sur la possibilité que l’émission Quotidien, diffusée sur TMC, puisse couvrir les événements du parti en 2026. Un journaliste de Libération a demandé si le RN envisageait un changement de position.

Bardella a répondu de manière ferme : « J’ai déjà répondu. Si Quotidien nous accepte sur le plateau, on peut en discuter. Mais ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. » Face à l’insistance du journaliste sur le fait que d’autres rédactions sont autorisées à couvrir les meetings, Bardella a ajouté : « Ça va peut‑être changer en 2026. » Il a précisé sa position : « Quotidien ne souhaite pas donner la parole, disons, en interview de manière directe à des dirigeants du RN, c’est-à-dire aux représentants d’un parti qui, d’après les intentions de vote, pourrait avoir la confiance d’un Français sur deux lors de la prochaine élection présidentielle. »

Des tensions qui durent depuis longtemps

Cette polémique fait suite à des auditions devant la Commission d’enquête sur l’attribution des fréquences de la TNT, en mars 2024. Yann Barthès et son équipe avaient alors expliqué qu’ils avaient choisi de ne pas inviter de responsables du RN sur le plateau de Quotidien.

Laurent Bon, producteur de l’émission, avait précisé que ce refus était une « décision collective », liée à la manière dont les journalistes percevaient le traitement du RN à leur égard. Yann Barthès avait de son côté déclaré : « Le RN boycotte, discrédite et agresse les équipes de Quotidien depuis des années », dénonçant les restrictions d’accès à certains meetings et évoquant des « violences sur le terrain ».

Le député RN Thomas Ménagé avait pour sa part accusé Quotidien d’être «la seule émission du PAF qui assume d’exclure une partie du spectre politique ».

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