Alors qu’Emmanuel Macron s’apprête à nommer un nouveau Premier ministre, le nom de Jean-Louis Borloo circule avec insistance. Et il semble faire consensus à droite. Le président des Républicains, Bruno Retailleau, a confié jeudi matin qu’il trouvait l’ancien ministre « disruptif » et qu’il n’était « ni de gauche, ni macroniste » deux conditions qu’il avait posées pour envisager une participation de son parti au prochain gouvernement.
Une hypothèse qui plaît à la droite
Lors d’un sommet organisé par Politico, Bruno Retailleau, qui s’est entretenu dans la matinée avec l’ancien maire de Valenciennes, a salué son profil tout en refusant de dire s’il soutiendrait sa nomination à Matignon. « Il est disruptif », a-t-il simplement commenté, estimant que Borloo incarnait une figure indépendante, en dehors des camps traditionnels. L’idée d’un « type de cohabitation » ou d’une « déprésidentialisation » du pouvoir reste, selon lui, la meilleure issue à la crise politique.
Le patron de LR a toutefois rejeté l’idée d’un gouvernement technique, jugeant que « substituer le gouvernement des choses au gouvernement des hommes serait un risque ». Une manière de défendre un gouvernement politique, capable de renouer avec les territoires et de restaurer la confiance des Français.
Quant à Jean-Louis Borloo, ancien ministre de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, il multiplie depuis plusieurs jours les entretiens et consultations, tout en niant avoir été approché par l’Élysée. Défenseur d’une refonte profonde de l’action publique et critique de la désorganisation administrative française, il apparaît pour certains comme le compromis idéal pour sortir le pays de l’impasse.