L’Assemblée nationale accueillera ce mercredi soir un débat sur la guerre entre l’Iran et Israël, à l’initiative d’Emmanuel Macron. Conformément à l’article 50-1 de la Constitution, ce débat ne sera pas suivi d’un vote. François Bayrou ouvrira la séance par une déclaration solennelle sur la position française dans ce conflit international marqué par l’implication militaire des États-Unis et une montée des tensions nucléaires.
Une diplomatie contestée à gauche, un soutien à Israël à droite
Ce débat intervient alors qu’un cessez-le-feu fragile est en vigueur depuis mardi. À gauche, les critiques fusent contre une diplomatie jugée trop indulgente envers Israël et les États-Unis. Mathilde Panot (LFI) fustige « une démonstration d’impuissance » et un refus d’entendre les demandes de vote ou de condamnation des frappes. Olivier Faure (PS) accuse Macron de ne pas avoir condamné à temps l’agression israélienne. À droite, Marine Le Pen a salué les frappes contre les sites nucléaires iraniens, estimant qu’Israël agit pour sa survie face à une dictature islamiste.
Un débat similaire est prévu au Sénat le 2 juillet. Emmanuel Macron doit aussi réunir les chefs de partis pour évoquer ce dossier, ainsi que Gaza et l’Ukraine, dans un format similaire à celui de Saint-Denis.