L’ancien président du groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale, Olivier Marleix, est décédé brutalement ce lundi. L’annonce a été faite à 16h30 par Laurent Wauquiez dans un message adressé aux députés LR : « Il laisse une peine infinie derrière lui. Je sais que rien ne pourra effacer la tristesse de chacun à cet instant. » L’élu d’Eure-et-Loir, âgé de 53 ans, était une figure respectée de la droite parlementaire.
Député depuis 2012, ancien maire d’Anet et vice-président des Républicains, Olivier Marleix incarnait une droite enracinée, attachée à la souveraineté nationale, notamment à travers son combat emblématique sur la vente d’Alstom. Il s’était illustré par une rigueur intellectuelle et une fidélité sans faille à ses convictions gaullistes. Son engagement politique remontait à la campagne d’Édouard Balladur en 1995 et l’avait conduit à occuper plusieurs fonctions clés dans des cabinets ministériels et à l’Élysée, sous Nicolas Sarkozy.
En juin 2024, en pleine recomposition politique de la droite, il avait été réélu député de la 2e circonscription d’Eure-et-Loir grâce au retrait de la candidate socialiste. Quelques semaines plus tôt, il avait demandé la démission d’Éric Ciotti, dans un geste de rupture salué par certains de ses collègues. Dernier fait d’armes d’un homme dont le parcours, mêlé à celui de la Ve République, laisse un vide considérable dans sa famille politique.
Père de deux filles, Olivier Marleix était le fils de l’ancien secrétaire d’État Alain Marleix. Tous ceux qui l’ont côtoyé soulignent un élu travailleur, discret, d’une grande loyauté. Sa disparition endeuille profondément la droite républicaine et l’ensemble de l’Assemblée nationale.