Thomas Guénolé, politologue d’extrême-gauche et ex-cadre de La France insoumise, a surpris jusqu’aux plus zélés militants en saluant chaleureusement LFI sur les réseaux sociaux pour son engagement sur la question palestinienne. Problème : l’homme qui loue aujourd’hui la droiture du mouvement insoumis est aussi l’auteur d’un pamphlet incendiaire qui dénonçait son fonctionnement autoritaire.
IL A DIT…
Ce lundi 27 octobre sur X (ex-Twitter), Guénolé écrivait : « En France, le seul parti politique qui soit à la hauteur de la situation en #Palestine, et ce dès le début du #génocide, c’est #LFI. À cet égard, je tiens à saluer fraternellement les députés et militants LFI qui furent mes camarades de traversée en mer et d’emprisonnement en #Israel. »
Un message qui se voulait fraternel, militant, voire sacrificiel. L’homme se présente comme compagnon de route fidèle et solidaire de LFI dans l’épreuve.
IL A MENTI !
Car Guénolé, en 2019, publiait La chute de la maison Mélenchon, un réquisitoire d’une rare violence contre le mouvement d’extrême-gauche et ses dirigeants. Il y décrivait Jean-Luc Mélenchon comme un despote en roue libre, accusait la France insoumise de manipulations financières, de méthodes staliniennes et de dérives sectaires. Sophia Chikirou y était présentée comme une communicante glaciale aux pratiques douteuses. Guénolé y racontait son propre bannissement comme un procès politique orchestré contre un dissident sincère.

Extrait de la quatrième de couverture :
« Ce témoignage relate l’effondrement de Mélenchon… et le combat d’un homme qu’on a voulu briser. »