Harcelé pour avoir lu Ciotti : Alexandre Saradjian victime du racisme de la gauche radicale
Harcelé pour avoir lu Ciotti : Alexandre Saradjian victime du racisme de la gauche radicale

Alexandre Saradjian, coprésident du mouvement des Jeunes de l’UDR, le parti fondé par Éric Ciotti, a été victime ces derniers jours d’une violente vague de harcèlement raciste sur les réseaux sociaux. Son « crime » ? Avoir publié une photo de lui lisant le livre d’Éric Ciotti, Je ne regrette rien, un an après le ralliement historique de ce dernier au Rassemblement national. Une scène pourtant anodine, presque banale, devenue un détonateur pour une partie de l’extrême gauche.

La publication en question est simple : un verre de vin à la main, une cigarette à la bouche, le livre de Ciotti posé sur ses genoux, et une légende sobre mais affirmée : « Bon week-end ☀️🇫🇷 #JeNeRegretteRien ». Postée sur le réseau X, l’image a largement circulé, dépassant en quelques heures le demi-million de vues. Mais dans la foulée, Alexandre Saradjian a vu s’abattre sur lui un torrent d’injures, principalement racistes. Et ce n’est pas l’extrême droite qui en est à l’origine. Non, cette fois, les insultes les plus nauséabondes viennent d’utilisateurs se réclamant de la gauche radicale.

Une haine raciste venue de l’extrême gauche

Parmi les centaines de messages reçus, on retrouve des commentaires explicitement xénophobes, visant les origines arméniennes d’Alexandre Saradjian : « Saradjian, pas très français comme nom ça », « Il veut faire le vrai Français et ne sait même pas remplir un verre de vin », ou encore « La tête de bougnoule qu’il a, hein… ». D’autres vont encore plus loin, en l’accusant de « surjouer l’intégration », ou en le qualifiant de « traître », de « bicot », ou de « Rachid qui a changé de prénom ».

Tous ces messages partagent un même ADN idéologique : ils émanent majoritairement de comptes se revendiquant de la France insoumise, arborant des symboles tels que des drapeaux palestiniens ou des citations de Jean-Luc Mélenchon. Le racisme ne vient pas, ici, de groupuscules identitaires d’extrême droite, mais de ceux-là mêmes qui se prétendent « antiracistes », à condition que les minorités restent dans leur camp politique présumé.

Un deux poids, deux mesures insupportable pour Alexandre Saradjian, qui dénonce une forme de racisme décomplexé de la part d’une certaine gauche : « Depuis quelques jours, je reçois un flot d’injures racistes de la part de militants de la France insoumise pour avoir posté une photo de moi en train de lire le livre d’Éric Ciotti. Mes torts ? Être Français d’origine étrangère, de droite, et d’aimer mon pays. »

Le prix à payer pour l’assimilation

Le cas de Saradjian n’est pas isolé. La députée UDR Hanane Mansouri, l’essayiste Amine El Khatmi ou encore la journaliste Christine Kelly subissent régulièrement les mêmes attaques. À chaque fois, les mêmes injures : « Bounty », « arabe de service », « traîtres à leurs origines ». Et toujours, les mêmes milieux à l’origine de ces attaques : une gauche communautariste qui ne supporte pas l’idée que l’assimilation fonctionne et que des Français issus de l’immigration puissent se sentir passionnément et pleinement Français et défendre la République, l’ordre et l’autorité.

Ce phénomène illustre une réalité de plus en plus préoccupante : pour une partie de la gauche, l’identité française doit être niée, voire méprisée, dès lors qu’elle est assumée par des Français d’origine étrangère engagés à droite. L’obsession pour la « race » et les origines est devenue un dogme chez certains militants, au point de nourrir un racisme inversé qui ne dit pas son nom.

Alexandre Saradjian, Ciottiste convaincu, refuse de céder à cette intimidation. Il confie à Entrevue : « Le racisme est totalement débridé au sein d’une partie de la gauche. Les autorités doivent en prendre conscience », alerte-t-il. À l’heure où le débat public devient de plus en plus polarisé, il est urgent de dénoncer toutes les formes de racisme, y compris celles qui se cachent derrière de fausses vertus antiracistes.

Car aimer la France, lire Éric Ciotti, boire un verre de vin et se revendiquer pleinement Français ne devrait jamais valoir un lynchage médiatique. Et pourtant, c’est bien ce qui arrive aujourd’hui à Alexandre Saradjian.

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