Guillaume Bigot signe la première victoire historique du RN à l’Assemblée nationale
Guillaume Bigot signe la première victoire historique du RN à l’Assemblée nationale

Entré dans l’arène politique en 2024, le député Guillaume Bigot (Territoire de Belfort) signe ce jeudi 30 octobre un tournant décisif pour le Rassemblement national et, au-delà, pour la France entière. Sa proposition de résolution visant à dénoncer l’accord franco-algérien de 1968, un texte aberrant qui accorde aux ressortissants algériens un statut dérogatoire en matière de séjour, d’emploi et d’aides sociales, a été adoptée par l’Assemblée nationale… à une voix près.

À l’occasion de sa niche parlementaire 2025, le RN acte une victoire historique : jamais, jusqu’ici, il n’avait vu l’une de ses propositions être adoptée dans l’Hémicycle.

Guillaume Bigot, le député qui a fait tomber le « cordon sanitaire« 

Sous les applaudissements du camp national, sa proposition a recueilli 185 voix pour et 184 contre, brisant l’éternel – jusque-là – « barrage républicain » que les partis du système opposaient depuis des années au parti de Marine Le Pen.

Soutenu par les groupes Les Républicains et Horizons, le texte a vu une partie de la majorité présidentielle se réfugier dans le silence : seuls 30 députés du groupe Renaissance ont voté contre, tandis qu’une soixantaine d’autres se sont abstenus ou ont quitté l’Hémicycle. Une attitude que beaucoup interprètent comme un consentement tacite à la dénonciation d’un accord devenu indéfendable.

Rapporteur du texte, Guillaume Bigot n’a pas mâché ses mots à la tribune :

« Rien qu’au nom de la laïcité, il est temps de dénoncer les accords de 1968. Soixante-trois ans après l’indépendance de l’Algérie, il est temps de l’acter. Tous les étrangers hors Union européenne doivent être traités sur un pied d’égalité. Les Algériens ne doivent être traités ni mieux, ni moins bien. » Avant de lancer aux députés de gauche : « Vous êtes le parti de l’Algérie ! »

https://twitter.com/guillaume_bigot/status/1983838511792058379?s=46

« L’Algérie française, c’est fini. Il n’y a plus de raison d’avoir de tels privilèges : c’est un pays comme les autres. » explique Guillaume Bigot sur le plateau de Christine Kelly, invité à l’issue de sa victoire dans l’émission Face à l’info sur CNEWS.

Un accord inique et coûteux pour la France

Signé à une époque où la France manquait de bras, l’accord de 1968 confère aux ressortissants algériens des facilités d’installation, de regroupement familial et une carte de séjour de dix ans quasi automatique. Autrement dit, une pompe aspirante pour l’immigration devenue injustifiable.

Un rapport récent, du député EPR Charles Rodwell, évalue ainsi le coût de ces accords à près de deux milliards d’euros par an. Mais pour Guillaume Bigot, le coût n’est pas seulement financier : il est aussi sécuritaire.

« La présence des Algériens dans les prisons françaises a explosé. » fustige à raison l’élu belfortain. De fait, le nombre d’algériens écroués a plus que doublé en dix ans, tant et si bien qu’ils sont désormais plus nombreux en prison que toutes les nationalités européennes réunies, selon l’Observatoire de l’immigration et de la démographie.

Un symbole de souveraineté retrouvée

Un an plus tôt, Guillaume Bigot exhortait déjà la France à faire pression sur Alger après la condamnation de l’écrivain Boualem Sansal. Pour lui, Paris dispose de nombreux leviers : les visas, les aides au développement – 842 millions d’euros versés à l’Algérie ces cinq dernières années – et l’immobilier détenu par certains dignitaires algériens en France.

En conclusion de cette journée historique, Jordan Bardella a salué leur victoire sur X :

« Sur proposition du Rassemblement National, l’Assemblée a exigé la fin de l’accord de 1968 avec l’Algérie. Emmanuel Macron et le gouvernement doivent prendre acte de cette résolution. La faiblesse n’est plus une option : la France doit maintenant se faire respecter. »

Une résolution certes non contraignante, mais qui marque un basculement politique majeur : pour la première fois, le RN impose à l’Assemblée la voix du peuple français.

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