Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau passe à l’action. Ce mardi 29 avril à l’Assemblée nationale, il a annoncé l’ouverture d’une procédure de dissolution visant la Jeune Garde, un collectif antifasciste lyonnais accusé de violences et de dérives militantes. Le groupe, dont le porte-parole Raphaël Arnault est désormais député LFI, s’est distingué ces dernières années par sa présence agressive dans les manifestations et des affaires judiciaires, notamment une mise en examen collective en 2024 pour des violences contre un jeune dans le métro parisien.
Trois collectifs dans le viseur du gouvernement
Mais Retailleau ne compte pas s’arrêter là. Invité de CNews et Europe 1 ce mercredi matin, le ministre a précisé qu’il entend également dissoudre Lyon Populaire, un groupuscule d’ultradroite fondé en 2019, dont les rassemblements ont déjà été interdits en raison de symboles à connotation nazie et de risques avérés de trouble à l’ordre public. Enfin, un troisième collectif, Urgence Palestine, est aussi dans le viseur de la place Beauvau. Le gouvernement a adressé un courrier notifiant l’intention de le dissoudre, en raison de propos jugés incendiaires et de positions ambigües sur le conflit israélo-palestinien.
Avec cette triple offensive, Bruno Retailleau affirme clairement son autorité dans la lutte contre les extrémismes, qu’ils viennent de la droite radicale, de l’ultragauche ou de mouvances communautaristes. Cette fermeté s’inscrit dans une volonté d’apaisement du climat politique, alors que les tensions idéologiques se sont multipliées ces derniers mois dans la rue comme sur les réseaux sociaux.
Le ministre assume pleinement sa ligne de fermeté : « La dissolution est une arme légale, que nous utilisons quand les faits sont établis. Il en va de la sécurité des Français et de la cohésion républicaine », a-t-il martelé. Une réponse forte à ceux qui instrumentalisent la radicalité pour fracturer la société.