Ancienne présidente nationale des Jeunes Républicains, l’élue vosgienne Manon Deliot salue la fermeté et la cohérence de son mentor Bruno Retailleau, après son refus de participer au gouvernement Lecornu. « C’est un choix de raison, tout simplement parce qu’il y avait un gros problème de confiance et de loyauté », explique la conseillère régionale du Grand Est. Selon elle, les nominations de Manuel Valls et Bruno Le Maire témoignaient d’un manque de clarté politique : « Ce sont des gens qui ont fait du mal à la France. Bruno Retailleau est comme toujours resté droit dans ses bottes et il a dit ce qu’il pensait. »
« C’est la fin du macronisme à laquelle on assiste »
Manon Deliot décrit une France « en plein naufrage politique », minée par l’instabilité et la perte de confiance. Elle affirme que « les gens ne veulent plus de Macron » et considère que le pays est arrivé au bout d’un cycle : « C’est la fin du macronisme à laquelle on est en train d’assister. » Alors que le président de la République a aujourd’hui consulté en vue d’une très probable dissolution de l’Assemblée nationale, la jeune élue y voit la preuve d’un système à bout de souffle. Si elle appelle à la responsabilité des dirigeants, elle doute qu’une simple dissolution suffise à rétablir une majorité stable. Pour Manon Deliot, il est désormais temps que « le président préside » et que la droite prenne toute sa place dans la reconstruction politique du pays.