Alors que le gouvernement Lecornu II a suspendu la réforme des retraites pour éviter la censure, le président de Nouvelle Énergie, David Lisnard, hausse le ton. Le maire de Cannes estime que l’exécutif est « à bout de souffle » et appelle Les Républicains à provoquer sa chute pour rendre « la force au peuple ».
« Un inventaire des impuissances »
Dans un communiqué publié hier, le président de Nouvelle Énergie dénonce la déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu, qu’il décrit comme « un inventaire des impuissances plutôt qu’un chemin d’espoir pour la France ». Selon lui, le gouvernement « poursuit sa frénésie fiscale », ignore « les baisses de dépenses publiques » et reste silencieux sur « la sécurité, l’immigration et l’école », trois thèmes pourtant fondamentaux et délaissés aux yeux de la droite.
« Pour le simple but de persévérer dans son néant, ce pouvoir finissant opère les pires renoncements. Il défait le si peu qu’il a fait », écrit Lisnard, qui accuse Emmanuel Macron d’avoir « bouclé son tour complet dans le vide pour revenir à son socialisme originel ». L’élu cannois estime qu’il faut désormais « censurer » le gouvernement et déclencher un « cycle électoral complet », autrement dit une présidentielle anticipée suivie d’élections législatives, pour sortir de la crise.
« L’État-providence est mort »
Sur les réseaux sociaux, le maire de Cannes a prolongé son offensive : « Tous les partis politiques cachent la vérité, nient la réalité », écrit-il, appelant à « en finir avec l’étatisme ». Pour lui, la France vit « la fin de la monarchie administrative absolue » et doit bâtir un modèle fondé sur « la responsabilité individuelle et l’innovation ».
David Lisnard, qui prône 200 milliards d’euros d’économies et un recentrage de l’État sur ses missions régaliennes, appelle à « une nouvelle doctrine politique ». Il enjoint Les Républicains à « ne pas valider la lâcheté politique » que représenterait, selon lui, un soutien implicite au gouvernement Lecornu : « Il serait inacceptable que Les Républicains entérinent cette trahison de nos électeurs et de l’intérêt du pays. »
Face aux divisions qui traversent la droite, le président de Nouvelle Énergie trace sa voie : celle d’une refondation fondée sur la clarté et la rupture. « La France, conclut-il, ne se redressera ni par les alliances de circonstance ni par les renoncements successifs, mais par la constance dans les principes. »