La démission de Sébastien Lecornu et de son gouvernement a provoqué une onde de choc politique… mais aussi économique. Parmi les premières victimes de ce chaos institutionnel : Jean Castex. L’ancien Premier ministre, pressenti pour succéder à Jean-Pierre Farandou à la tête de la SNCF, voit sa nomination suspendue, tout comme celle de Marie-Ange Debon à La Poste. Sans gouvernement pour ratifier les décisions du Conseil des ministres, aucune désignation officielle ne peut avoir lieu.
La SNCF plongée dans une impasse
Jean Castex devait être auditionné par les commissions parlementaires cette semaine, conformément à l’article 13 de la Constitution. Mais la démission du gouvernement bloque tout le processus : sans validation ministérielle, le décret de nomination ne peut être publié au Journal officiel. Problème, le PDG actuel Jean-Pierre Farandou a déjà atteint la limite d’âge et prolongé son mandat à plusieurs reprises. Si la crise se prolonge, une nouvelle période d’intérim devra être décidée par l’Élysée, une situation inédite pour la SNCF, désormais sans véritable capitaine.