Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a entamé ce jeudi un déplacement officiel de deux jours en Martinique, avant de rejoindre la Guadeloupe samedi. Au programme : réunions stratégiques, opérations de terrain et rencontres avec les forces de l’ordre. L’objectif est clair : afficher la détermination de l’État à lutter contre le narcotrafic et la criminalité organisée, qui gangrènent les Antilles françaises et alimentent un niveau de violence jugé « hors norme » par les autorités locales.
Un plan musclé pour renforcer la sécurité
Dès son arrivée, Bruno Retailleau a présidé une réunion restreinte au Fort Saint-Louis sur la lutte contre les trafics illicites, puis a assisté à une opération de surveillance maritime. Vendredi matin, il rencontrera Serge Letchimy, président de la Collectivité territoriale, pour signer une convention prévoyant l’installation de scanners millimétriques à l’aéroport Aimé-Césaire, renforçant ainsi les contrôles douaniers. Le ministre visitera ensuite le Centre opérationnel des Forces armées et prendra part à une opération « Ville de sécurité renforcée », symbolisant la volonté d’occuper le terrain face aux réseaux criminels.
L’après-midi sera consacré aux forces de l’ordre de Fort-de-France. Bruno Retailleau rencontrera policiers et gendarmes, avant de prononcer un discours solennel. Il dévoilera ensuite une plaque commémorative à la caserne Redoute, où il échangera avec les réservistes mobilisés dans la lutte contre le trafic d’armes et de stupéfiants.
Avec cette visite, le ministre entend envoyer un signal politique fort : celui d’un État mobilisé face au narcotrafic dans la Caraïbe. En martelant sa volonté de frapper vite et fort contre les réseaux, Bruno Retailleau espère redonner confiance aux habitants, tout en démontrant que la République ne laissera pas les Antilles sombrer dans la violence.