Brigitte Macron a accordé une interview à Brut dans laquelle elle revient longuement sur les propos qui ont suscité une vive polémique. Présente dans les coulisses d’un spectacle d’Ary Abittan, l’épouse du chef de l’État avait qualifié des militantes féministes de « sales connes».
Dans cet entretien à Brut, Brigitte Macron commence par exprimer des regrets clairs quant à la portée de ses mots et à la manière dont ils ont pu être reçus, en particulier par les femmes victimes de violences : « Je suis désolée si j’ai blessé des femmes victimes. C’est à elles seules que je pense. »
La Première dame rappelle ensuite le contexte précis dans lequel ces paroles ont été prononcées. Elle insiste sur le caractère privé de la scène et sur le fait qu’elle ignorait être filmée à ce moment-là : « Ce n’était pas destiné à être public. Je suis montée dans la loge d’un ami car il avait peur. Jen’ai pas vu qu’il y avait quelqu’un derrière moi qui filmait. »
Selon Brigitte Macron, cette situation explique en partie le ton employé, loin d’une prise de position officielle ou réfléchie pour l’espace public.
Brigitte Macron assume ses paroles
Interrogée sur la responsabilité qui accompagne son statut d’épouse du président de la République, Brigitte Macron revendique néanmoins le droit de s’exprimer librement et de ne pas se réduire à une fonction institutionnelle : « Je ne peux pas regretter de parler. Je suis l’épouse de Président de la République mais je suis avant tout moi-même. On a le droit de parler et le droit de penser. »
Enfin, Brigitte Macron assume ses propos sur les féministes ayant interrompu le spectacle de Ary Abittan. La Première dame explique en effet ne pas comprendre ce qu’elle considère comme une forme de censure exercée sur les artistes : « Je ne supporte pas qu’on interrompe un spectacle. Je ne comprends pas cette censure qu’on exerce sur les artistes. Nous ne sommes pas des juges. »