Bras de fer à Nice : la CNIL coupe les caméras scolaires, Estrosi crie au scandale
Bras de fer à Nice : la CNIL coupe les caméras scolaires, Estrosi crie au scandale

La décision de la CNIL fait bondir Christian Estrosi. Le maire de Nice dénonce une mesure « inadmissible » après que la Commission nationale de l’informatique et des libertés a ordonné le 20 mai la désactivation d’un système de vidéosurveillance algorithmique installé devant les 144 écoles de la ville. En cause : un programme activant une alerte lorsqu’un véhicule stationne plus de cinq minutes à proximité d’un établissement scolaire.

Depuis 2020, ce dispositif rassure nombre de parents niçois, inquiets face à la menace terroriste et à la recrudescence des faits divers. Selon la mairie, il s’agit d’un outil strictement ciblé, qui ne reconnaît ni plaques ni visages, et dont la vocation est purement préventive. « On sait très bien que des sites islamistes appellent à frapper les lieux fréquentés par des enfants », a rappelé Christian Estrosi.

Une décision qui relance le débat sur la sécurité numérique

Mais pour la CNIL, le respect des libertés publiques prime : la surveillance algorithmique de la voie publique doit rester « minimale ». Une position jugée obsolète par l’élu Horizon, qui fustige une application « poussiéreuse » de la loi de 1978. Bien décidé à maintenir la protection des abords scolaires, Estrosi a annoncé vouloir saisir le Conseil d’État et lancer une pétition nationale pour faire évoluer le cadre légal. Objectif : rebrancher les caméras avant la rentrée de septembre.

Si certaines associations comme la LDH critiquent une vidéosurveillance perçue comme inefficace, une majorité de Niçois semble, elle, plutôt favorable à un usage de ces technologies. Dans une ville où la sécurité reste un sujet central, le bras de fer entre la mairie et la CNIL ne fait que commencer.

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