Trois jours après son élection à la présidence des Républicains, Bruno Retailleau n’a pas perdu de temps pour dévoiler la nouvelle direction du parti. Le sénateur de Vendée a choisi une équipe resserrée, resserrant les rangs autour de ses soutiens les plus fidèles, quitte à marginaliser d’autres figures comme Laurent Wauquiez, grand absent de cette nouvelle organisation.
Bellamy numéro deux, Nasrou aux commandes, Evren porte la parole
François-Xavier Bellamy, eurodéputé et soutien historique de Retailleau, devient vice-président délégué et numéro deux du parti. Othman Nasrou, stratège de la campagne interne victorieuse, est promu secrétaire général, prenant en main l’organisation opérationnelle. Annie Genevard, qui ne souhaitait pas reconduire son mandat de secrétaire générale, prend la tête de la Commission nationale d’investiture.
Cinq secrétaires généraux adjoints ont également été désignés : Kristell Niasme, Pierre-Henri Dumont, Béatrice de Montille, Justine Gruet et Nicolas Daragon, représentant un subtil équilibre territorial et générationnel. Agnès Evren, sénatrice de Paris, devient porte-parole, assistée par Alexandra Borchio-Fontimp et Jonas Haddad. Enfin, Pierre Danon est proposé comme trésorier du parti.
Avec cette équipe resserrée et homogène, Retailleau entend imposer sa ligne sans dispersion, au risque de froisser les autres courants de la droite. Le pari est clair : recentrer le parti autour de figures loyales pour mieux préparer les prochaines batailles électorales.