Alors que la fermeture de C8 (en février 2025) continue d’alimenter la polémique, Aymeric Caron a pris tout le monde à contre-pied. Invité sur la webTV d’extrême-gauche Le Média TV, le député apparenté LFI a reconnu qu’il s’était opposé à la fermeture de la chaîne, contrairement à une grande partie de ses collègues de la NUPES. « Je n’étais pas favorable à la fermeture de C8. C’est CNews qu’il fallait fermer », a-t-il lancé, accusant l’Arcom d’avoir fait un « choix politique » pour ne pas froisser « l’extrême droite ».
Selon lui, la décision du régulateur de couper la fréquence de la Huit n’était qu’une manœuvre de diversion : « L’Arcom n’a pas osé s’en prendre à CNews, pour des raisons politiques. Pour donner l’impression de taper sur Bolloré, ils ont choisi C8. » Une prise de position qui le place en porte-à-faux avec la ligne dure de la gauche insoumise, plutôt favorable à la sanction de l’ensemble du groupe.
Caron fustige CNews mais dénonce la censure
S’il reconnaît que « les dérapages » de Touche pas à mon poste justifiaient des sanctions, Aymeric Caron s’oppose à l’idée de faire taire un média. Il dénonce en revanche CNews, qu’il accuse de violer les principes de pluralisme et d’information. « C’est une chaîne de militantisme d’extrême droite, pas une chaîne d’information », estime-t-il, avant d’ajouter que le maintien de sa fréquence TNT est « une honte absolue ».
Mais le député se retrouve pris dans une contradiction : opposé à la fermeture d’un média, il plaide dans le même temps pour celle d’un autre. Une ambiguïté qui illustre les tensions internes à la gauche sur la liberté d’expression et la régulation de l’audiovisuel.