La maire de Paris, Anne Hidalgo, vise désormais une carrière à l’international. Candidate au poste de haut-commissaire de l’ONU pour les réfugiés, elle pourrait quitter l’Hôtel de Ville dès la fin 2025, avant même la fin de son mandat. Ce projet, qui semble l’enthousiasmer pleinement, laisse entrevoir une volonté de tourner la page parisienne après des années de gestion souvent critiquée, notamment sur les questions de propreté, de sécurité ou de mobilité dans la capitale.
Une ambition internationale qui soulève des questions
Alors que Paris fait face à de lourds défis, cette ambition soulève des interrogations sur les priorités d’Anne Hidalgo. Son entourage affirme qu’elle reste investie, mais la multiplication de ses apparitions dans des événements internationaux, son rapprochement récent avec Emmanuel Macron, et les rumeurs sur une démission anticipée brouillent le message. Le soutien de l’Élysée à sa candidature à l’ONU laisse penser à un arrangement politique plus qu’à une reconnaissance de bilan. Si elle venait à partir, son premier adjoint Patrick Bloche pourrait assurer l’intérim, mais la succession semble floue à un an des municipales.
Ce départ anticipé pourrait accentuer le fossé entre les attentes des Parisiens et les ambitions personnelles d’une maire dont l’impopularité semble croissante. Pour beaucoup, Anne Hidalgo apparaît déjà tournée vers autre chose.