C’est la fin du feuilleton judiciaire pour l’ancien Premier ministre. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a rejeté ce jeudi le recours déposé par François Fillon, condamné en 2024 dans l’affaire des emplois fictifs de son épouse Penelope. La juridiction de Strasbourg a jugé sa requête « manifestement infondée », estimant que la procédure française avait « revêtu un caractère équitable ».
Un ultime recours rejeté pour défaut de fondement
L’ex-chef du gouvernement, son épouse et l’ancien député Marc Joulaud soutenaient ne pas avoir bénéficié d’un procès impartial, invoquant l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’homme. Ils accusaient le Parquet national financier d’un manque d’indépendance et dénonçaient les pressions exercées lors de l’enquête. Mais la CEDH a balayé ces arguments, confirmant la validité du jugement rendu par la justice française.
François Fillon, condamné à quatre ans de prison avec sursis, 375 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité, voit ainsi se refermer une affaire qui aura durablement marqué la droite française. Ironie du sort, celui qui voulait jadis faire sortir la France de la CEDH s’en est remis à cette même institution pour tenter de faire annuler sa condamnation. En vain.