Le Premier ministre français François Bayrou a réaffirmé vendredi qu’il n’avait « absolument pas » interféré dans l’affaire des violences sexuelles et physiques à l’établissement catholique Notre-Dame de Bétharram, situé dans les Pyrénées-Atlantiques. En marge d’un déplacement à Coulommiers, il a insisté : « Jamais, pas une seule fois, je ne suis intervenu dans une affaire judiciaire », ajoutant que la commission d’enquête parlementaire à venir prouvera sa bonne foi.
Des accusations en contradiction avec ses dénégations
Cette déclaration survient après les témoignages d’un ancien gendarme et d’un ex-juge devant la commission d’enquête parlementaire, qui ont maintenu que François Bayrou serait intervenu dans l’enquête à l’époque des faits. Ces derniers ont affirmé que le procureur général aurait ordonné de différer une présentation du père Carricart, en raison d’une intervention supposée de Bayrou. Cependant, le Premier ministre a rejeté ces affirmations, mettant en doute la mémoire des témoins et soulignant qu’il fournira toutes les preuves nécessaires pour démontrer qu’il n’a jamais eu de contact avec cette affaire.
François Bayrou a promis qu’il clarifierait cette situation lors de son audition prévue le 14 mai, et a exprimé sa confiance dans la véracité de ses déclarations.