Kimi Antonelli a frappé très fort à Miami. Le pilote Mercedes a remporté le Grand Prix devant Lando Norris et Oscar Piastri, signant sa troisième victoire consécutive après ses succès en Chine et au Japon. À 19 ans, l’Italien confirme qu’il est désormais l’homme à battre du début de saison. Avec cette victoire, il porte son avance au Championnat à 20 points sur son coéquipier George Russell.
Un départ sous haute tension
La course a pourtant bien failli lui échapper dès les premiers mètres. Parti en pole, Antonelli s’est retrouvé pris en tenaille entre Max Verstappen et Charles Leclerc au premier virage. Les deux Mercedes et Red Bull ont bloqué les roues, Verstappen est parti en tête-à-queue, et Leclerc a profité du chaos pour bondir aux avant-postes. En quelques secondes, le scénario semblait déjà s’écrire contre Antonelli.
Le Grand Prix a ensuite basculé dans une phase nerveuse : dépassements à répétition, changements de leader, pluie annoncée mais jamais vraiment décisive, et une voiture de sécurité déclenchée après les abandons d’Isack Hadjar et Pierre Gasly. Le Français de Red Bull a tapé le mur, tandis que Gasly a été envoyé hors piste après un contact impliquant la Racing Bulls de Liam Lawson.
L’undercut Mercedes, le coup de massue pour McLaren
Le vrai tournant de la course est venu des stands. Norris, longtemps dans le match pour la victoire, semblait avoir la main avec une McLaren rapide et une avance confortable à mi-course. Mais Mercedes a tenté le coup parfait : faire rentrer Antonelli avant son rival. L’Italien s’est arrêté au 27e tour, Norris un tour plus tard, et la bascule s’est faite à la sortie des stands. Antonelli a repris l’avantage grâce à un undercut massif, puis a tenu bon jusqu’au drapeau à damier.
Norris a tout tenté dans les derniers tours. Il est revenu sous la seconde, a mis la pression sur les pneus arrière de la Mercedes, mais n’a jamais trouvé l’ouverture. Antonelli, lui, a géré la fin de course avec une maturité bluffante : pas d’erreur, pas de panique, pas de défense désespérée. Juste assez de rythme, juste assez de sang-froid.
Piastri arrache le podium dans une fin de course folle
Derrière le duel pour la victoire, Oscar Piastri a sauvé une très belle opération pour McLaren. L’Australien est allé chercher la troisième place dans les derniers tours en dépassant Charles Leclerc, alors que la Ferrari commençait à sombrer. Leclerc a ensuite commis une erreur, touché le mur, puis perdu d’autres positions face à George Russell et Max Verstappen.
La sanction a terminé de plomber l’après-midi du Monégasque : 20 secondes ajoutées à son temps pour des sorties de piste répétées, ce qui l’a repoussé au huitième rang. Verstappen, lui aussi pénalisé de cinq secondes pour une infraction à la sortie des stands, a conservé sa cinquième place grâce à l’écart creusé sur ses poursuivants.
Mercedes frappe, McLaren répond, Ferrari craque
Le classement final raconte bien le rapport de forces du jour : Antonelli vainqueur en 1h33’19’’273, Norris à 3’’264, Piastri à 27’’092, Russell quatrième à 43’’051 et Verstappen cinquième à 48’’949. Hamilton termine sixième, Franco Colapinto septième pour Alpine, Leclerc huitième, Carlos Sainz neuvième et Alex Albon dixième. Esteban Ocon, au volant de sa Haas, finit 13e, tandis que Hadjar, Gasly, Lawson et Hülkenberg ont abandonné.
Mercedes repart donc de Miami avec une victoire et une quatrième place, McLaren avec un double podium, Ferrari avec beaucoup de regrets, et Red Bull avec une course de limitation des dégâts. Antonelli domine au classement, mais ses rivaux ont montré assez de rythme pour empêcher Mercedes de dormir tranquille.