Accusé sur les réseaux sociaux d’avoir relayé des idées d’extrême droite, le gardien du Paris Saint-Germain, Lucas Chevalier, s’est expliqué dans la nuit de dimanche à lundi. Le joueur de 24 ans affirme que le « like » en question, placé sur une publication politique du député Julien Aubert (Les Républicains), était « accidentel ». Dans un message publié sur Instagram, il dénonce une « dérive » des réseaux sociaux et des « réactions disproportionnées ».
Une polémique née d’un « like » sur une publication politique
Le jour de la victoire du PSG sur la pelouse de Lyon (3-2), ce dimanche lors de la 12e journée de Ligue 1, Lucas Chevalier a été au cœur d’une controverse sur les réseaux sociaux. Des internautes ont relevé que le portier parisien avait « aimé » une publication du vice-président des Républicains, Julien Aubert, dans laquelle ce dernier affirmait qu’il voterait pour le Rassemblement national en cas de duel contre le Nouveau Front Populaire.
Le message de l’élu provençal, relayé sur X et Instagram, s’inscrivait dans le débat ouvert à droite sur les alliances politiques en vue des prochaines échéances électorales.
Cette interaction a rapidement déclenché une vague de réactions, parfois racistes, certains utilisateurs accusant le gardien du PSG de proximité idéologique avec l’extrême droite et le traitant de « gwer ». Face à la polémique grandissante, Chevalier a tenu à clarifier sa position dans une story Instagram publiée tard dans la nuit.
Chevalier parle d’un « like accidentel » et dénonce une « chasse aux sorcières »
« Le monde dans lequel on vit a tendance à partir en vrille », a écrit Lucas Chevalier dans un long message publié peu après minuit. Le gardien explique avoir pris connaissance de la polémique « au réveil de [sa] sieste pour préparer le match ».
« J’ai pu voir ce qu’il s’est dit à mon propos la soirée précédente, concernant le fait que j’ai liké une publication sur Instagram d’une orientation politique que je ne partage pas, bien évidemment », a-t-il détaillé.
Chevalier a insisté sur le caractère involontaire de l’action : « Il est désolant de savoir qu’en scrollant et en laissant un like sans s’en être rendu compte, votre image est salie de haut en bas pour une action accidentelle. Ça m’emmerde. »
Le joueur formé au LOSC affirme ne pas vouloir « convaincre » qui que ce soit, mais regrette la violence des réactions : « Je ne suis pas là pour vous étaler mon éducation et mes revendications politiques car je suis avant tout footballeur. Mais il est certain que toute personne qui me connaît sait très bien à quel point je suis une personne à qui mes parents et ma famille ont inculqué des valeurs, du respect, et qu’en aucun cas je ne me permettrais de penser ces choses-là. »
« Vous avez essayé de me faire passer pour un facho »
Dans la suite de son message, le gardien international n’a pas caché son amertume : « Le mal est fait et les choses ont été prononcées à mon égard. Vous avez essayé de me faire passer pour un facho, et ce n’est pas moi que vous visez, mais ma famille entière. Je ne me mettrais jamais en victime mais les limites ont été dépassées, et de très loin. »
Des réactions jusque dans la sphère politique
L’affaire a dépassé le cadre sportif pour atteindre le débat public. Sur X, l’ancien président des Républicains Éric Ciotti, désormais à la tête de l’Union des droites pour la République et proche de Marine Le Pen, a pris la défense de Chevalier. Il estime que le gardien du PSG est « victime d’injures racistes pour avoir aimé une publication appelant à voter RN contre LFI ».
Une chose est certaine : que Lucas Chevalier ait liké intentionnellement le post Instagram de Julien Aubert ou pas, le « facho » n’est certainement pas le gardien du PSG, mais tous ceux qui ne tolèrent pas ce qu’il puisse penser, le harcelant et le diabolisant pour cela…